ALORS QUE LE DOSSIER D’OUYAHIA A ÉTÉ TRANSFÉRÉ À LA COUR SUPRÊME : Les Melzi placés sous mandat de dépôt

0

Les premières auditions du juge d’instruction près du tribunal de Sidi M’hamed sur le dossier de l’ex-directeur général de l’Établissement public « Sahel » et ex-Président directeur général de la Société d’investissements hôteliers (SIH/Spa), Hamid Melzi, en détention préventive depuis le 7 mai dernier, se sont terminées très tard dans la soirée de mercredi à jeudi avec l’inculpation de  23 personnes, dont 13  placées en détention et 10 autres sous contrôle judiciaire. Rendu public durant la matinée de jeudi passé, un communiqué du tribunal de Sidi M’hamed a précisé que «le  juge d’instruction, qui a été saisi du dossier, a ordonné le placement en détention provisoire de Melzi Hamid (DG), de ses deux fils et d’un parent». La même mesure a été prise à l’encontre de huit (08) cadres de deux entreprises publiques et d’un entrepreneur. Aussi, le juge d’instruction a placé 10 mis en cause sous contrôle judiciaire ». Plus loin, le  même document a fait savoir que  les personnes poursuivies pour des faits à caractère pénal sont « Melzi Hamid, ancien directeur général de la résidence d’État Sahel et la SIH/SPA ainsi que 5 membres de sa famille, 9 cadres, 5 employés relevant des deux entreprises suscitées et la directrice d’une agence bancaire (Trust Bank), deux entrepreneurs et un commerçant ». Dans ce cadre, « huit personnes morales dont 4 sociétés commerciales, propriétés des fils du principal accusé et 4 complexes étrangers, doivent répondre de nombreux chefs d’accusation ».
Concernant l’ex-Premier ministre, Ahmed Ouyahia et compte tenu de ses fonctions au moment des faits, le volet le concernant,  dans le dossier en question,  précise la même source, «a été soumis au procureur général près la cour, lequel prendra les mesures nécessaires à son encontre », a précisé le communiqué. Les faits retenus contre les mis en cause sont «blanchiment d’argent et transfert de biens obtenus par des faits de corruption à l’effet d’en dissimuler la source illicite dans le cadre d’une bande criminelle, dilapidation de deniers publics, incitation d’agents publics à exploiter leur influence réelle et supposée dans le but de bénéficier d’indus privilèges, bénéfice du pouvoir et de l’influence des agents de l’État, des collectivités locales, des entreprises et institutions publiques de droit public et des entreprises économiques publiques ou des établissements à caractère industriel et commercial (EPIC) durant l’établissement de contrats et marchés à l’effet d’augmenter les prix et de modifier, en leur faveur, la qualité des matières, services et approvisionnement». Ces crimes portent également sur «l’abus de fonction volontaire à l’effet d’accorder d’indus privilèges en violation des lois et réglementations, outre la conclusion de contrats en violation des dispositions législatives et réglementaires en vigueur pour attribution d’avantages injustifiés à autrui». À noter que 24 personnes ont comparu, durant la journée de mercredi, devant le juge d’instruction près le tribunal de Sidi M’hamed, et ce, suite à l’enquête préliminaire diligentée par la section de recherches de la Gendarmerie nationale (GN) d’Alger, et sur instructions du procureur de la République près du même tribunal.
Pour rappel, Hamid Melzi a été placé sous mandat de dépôt le 7 mai dernier et a été démis de ses fonctions, le 24 avril dernier, de DG de l’Établissement Sahel et de son poste de P-DG de la Société d’investissements hôteliers (SIH). Il est accusé de collecte d’informations de nature à porter atteinte à l’économie et à la défense nationales au profit d’une puissance étrangère.
Lamia Boufassa

Source : lecourrier-dalgerie

POSTER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here