BEDOUI AU 12E SOMMET EXTRAORDINAIRE DE L’UA : Lancement imminent de la Zone de libre-échange africaine

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Le Premier ministre, Noureddine Bedoui, se trouve, depuis hier, à Niamey (Niger) pour assister aux travaux du 12ème sommet extraordinaire des chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine (UA). Bedoui, qui représente le chef de l’État, Abdelkader Bensalah, effectuera une série de rencontres avec d’autres chefs d’État africains, lors de ce sommet extraordinaire consacré exclusivement au lancement opérationnel de La Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).

Le Premier ministre est accompagné du ministre des Affaires étrangères, Sabri Boukadoum, ainsi que du ministre du Commerce, Saïd Djellab. Le président égyptien et président en exercice de l’UA, Abdelfattah al Sissi, s’est félicité, à l’ouverture des travaux, de cette « grande réalisation » qu’est la ZLECAF, soutenant qu’elle apportera un « avenir meilleur » pour le continent.Lors du Sommet de Kigali, tenu en mars 2018, les Etats membres de l’UA signataires de l’Accord portant création de la ZLECAf ont donné un signal fort pour la consolidation et le renforcement des échanges commerciaux intra-africains dans l’objectif de la création d’un marché africain unique. L’idée de la création de la ZLECAF avait été déclinée dans le Traité d’Abuja  en 1991, qui dispose que les États africains doivent renforcer leurs Communautés économiques régionales (CER) en intégrant et en coordonnant leurs politiques commerciales. La ZLECAf est entrée en vigueur le 30 mai dernier, dans l’objectif de constituer un marché unique pour les biens et services au niveau du continent, basé sur la libre-circulation des activités et des investissements.Très attendu, cet espace constitue un marché de 1,2 milliard de personnes et créera un marché de 3 000 milliards de dollars, sans aucun droit de douane ni restriction à la frontière, selon les données fournies pas ses concepteurs. Dans ses objectifs généraux, la ZLECAf vise à créer un marché unique pour les marchandises et les services facilité par la circulation des personnes afin d’approfondir l’intégration économique du continent africain et conformément à la vision panafricaine d’une «Afrique intégrée, prospère et pacifique» telle qu’énoncé dans l’Agenda 2063 et aussi créer un marché libéralisé pour les marchandises et services à travers des cycles successifs de négociations. Il s’agit aussi de poser les bases de la création d’une union douanière continentale à un stade ultérieur; promouvoir et réaliser le développement socio-économique inclusif et durable, l’égalité de genres et la transformation structurelle des États parties.
Hamid Mecheri

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Source : lecourrier-dalgerie

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