DÉCÉS D’UN ÉLÈVE SUITE À L’EFFONDREMENT D’UN MUR DANS UNE ÉCOLE À SÉTIF : La vétusté des infrastructures continue de faucher des vies

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Le nombre de décès en raison de la vétusté des différentes infrastructures est en train d’augmenter de manière effrayante. Après le couple d’Oran, les bébés d’El Oued, ou encore cet enfant de 4 ans victime de l’effondrement du portail du stade de 20 août à Alger, une autre victime du laisser-aller âgée de 13 ans a trouvé la mort hier, à Sétif. Il s’agit d’un élève du CEM Ali Zermani dans la commune de Bouandas qui a vu le mur des sanitaires de son établissement scolaire s’effondrer sur sa tête. Ce dramatique accident, survenu à 10 h de la matinée, a fait également deux blessés graves et une panique générale chez les parents. En réaction au décès de leur camarade les élèves de cet établissement du cycle moyen ont organisé une marche au centre de la ville pour dénoncer la situation catastrophique des écoles et le laxisme ainsi que la mauvaise gestion du secteur de l’éducation par les responsables locaux. Les parents d’élèves très remontés aussi, ont fait savoir que des réclamations sont faites depuis deux ans concernant ce mur qui était menaçant en ruine auprès des responsables locaux, mais aucune mesure n’a été prise dans ce sens jusqu’à ce que le drame se produise. Le ministre du secteur, Abdelhakim Belabed, a pour sa part annoncé qu’une enquête sera ouverte pour connaître les causes de cet accident, tout en menaçant de sanctionner les responsables. Il faut souligner, cependant, que la vetusté et le délabrement ne touchent pas seulement les établissements scolaires. Des habitations, des hôpitaux, des stades, des routes, ainsi que d’autres infrastructures en sont également concernées. Alors que de réels projets de réhabilitation sont inexistants malgré les budgets alloués à chaque secteur pour ce faire, des vies humaines sont mises quotidiennement en danger. L’on rappellera, à ce titre, ce couple tué à Oran suite l’effondrement d’un immeuble précaire il y a à peine quatre jours, ou ce garçon de quatre ans décédé le mois d’août suite à la chute d’une porte métallique du stade du 20 août dans la commune de Mohamed Belouizdad à Alger. Il n’est pas également possible de ne pas évoquer le drame survenu dans un établissement hospitalier mère-enfant à la wilaya d’El Oued le 23 septembre dernier ou huit nourrissons avaient perdu la vie en raison d’un incendie causé par une défaillance du circuit électrique. Ce même hôpital avait déjà connu un autre incendie en raison toujours d’un court circuit, mais sans cependant faire de victime à l’époque. Les autorités face à cet état de fait, adoptent, quant à elles, toujours, la même attitude. Des enquêtes sont vite diligentées pour déterminer les circonstances de chaque drame, mais ceci intervient souvent tard, alors qu’il y avait pourtant de grandes possibilités et des moyens pour éviter les drames.
Ania Nait Chalal

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