DES PROJETS DONT LA CADENCE DOIT AU PLUS VITE REDOUBLERQuand l’aérogare entraîne le métro et le train

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DES PROJETS DONT LA CADENCE DOIT AU PLUS VITE REDOUBLERQuand l'aérogare entraîne le métro et le trainLa nouvelle aérogare d’Alger en pleins travaux

La future aérogare internationale connaît un taux d’avancement de 75%, ce qui augure d’une livraison dans les délais, c’est-à-dire fin 2018, comme assuré en 2013. Cet espace capable d’accueillir 10 millions de passagers/an permettra de presque doubler les capacités actuelles.

Il est sur plusieurs fronts, multipliant les sorties sur le terrain afin de mesurer en personne les caractéristiques réelles des projets en cours qui concernent les différents modes de transport. Si dans le domaine des travaux publics, le nombre des chantiers est apparemment maîtrisé, surtout pour ce qui est du mégaprojet du port-centre pour lequel des instructions fermes ont été délivrées au plus haut niveau pour que le secteur aille au plus vite, tel n’est pas le cas dans celui des transports où la plupart des chantiers avouent des retards récurrents. La palme en la matière revient, on le sait, au mode ferroviaire dont on attend toujours la livraison du tronçon Skikda – Ramdane-Djamel, pour ne citer que cet axe, ou l’électrification des liaisons Thenia – Bordj Bou Arréridj en principe modernisées, en plus d’un dédoublement des voies, et Ramdane-Djamel – Annaba qui a subi des ajournements répétés.
Le ministre des Travaux publics et des Transports, Abdelghani Zaalane, apparemment conscient de ces lacunes généralisées, ne cesse pas à chacune de ses visites de travail et d’inspection d’insister lourdement sur la nécessité d’accélérer la cadence afin de respecter les délais de livraison des projets. C’est ainsi que samedi dernier, il a vivement insisté auprès de l’entreprise Cosider en charge de la réalisation de la station de métro au niveau de l’aéroport d’Alger où il a pris la température du chantier de la future aérogare internationale promise pour fin 2018.
Le ministre a pressé le groupe public de BTP d’oeuvrer en priorité pour achever les trois interfaces de métro de la nouvelle aérogare, quitte à mobiliser davantage de moyens humains et matériels pour honorer les délais sans préjudice aucun pour le chantier limitrophe d’un futur parking et d’une voie de circulation propre à l’infrastructure aéroportuaire. Quant à la gare ferroviaire dont les travaux ont débuté en 2012, elle devrait s’intégrer à l’ensemble intermodal qui assurerait ainsi à l’aéroport international d’Alger une dimension à la hauteur de ses ambitions actuelles, celles de s’imposer comme un hub incontournable en région méditerranéenne. Il semble que là encore, des lourdeurs existent qui ont conduit Zaalane à demander aux responsables de l’Anesrif de «mettre le paquet en alignant les engagements concrets avec les engagements verbaux». faute de quoi, cette gare ne sera pas livrée comme prévu en été 2018, dans moins d’un an pour ainsi dire. Mais on en est encore loin, dans un contexte économique morose, plombé par la chute des cours du pétrole.
Encore heureux que les projets en question aient pu être lancés à temps, avant que la crise du marché des hydrocarbures ne vienne hypothéquer les programmes du plan 2010-2014, toujours en chantier pour la majorité d’entre eux.
Lancée en juin 2015, la ligne du métro entre la station El Harrach-Centre et l’aéroport devait être finalisée selon les termes de l’étude fin 2019, mais au vu du taux d’avancement actuel, cette extension longue de 9,5 km et comprenant 9 stations ne devrait être inaugurée que courant 2021, au mieux. L’entreprise Cosider dont le savoir-faire s’est considérablement étoffé grâce à son implication dans le génie civil du métro, depuis les années 2004, aux côtés du partenaire allemand Diwidag, est désormais capable de relever le défi et c’est ce qu’ont promis de faire ses responsables. Encore faut-il que les factures en souffrance qui les nourrissent soient honorées et là, on aborde un sujet qui fâche!
Un lot de consolation a tout de même redonné le sourire à Abdelghani Zaalane, satisfait par la maîtrise dont fait constamment preuve Tahar Allache, le P-DG de la Sgsia gestionnaire de l’aéroport international d’Alger. En effet, la future aérogare internationale connaît un taux d’avancement de 75%, ce qui laisse augurer d’une livraison dans les stricts délais, c’est-à-dire en décembre 2018 comme cela avait été assuré lors de la pose de la première pierre, en 2013. Cet espace capable d’accueillir 10 millions de passagers par an permettra de presque doubler les capacités actuelles.
Il faut bien admettre que l’enjeu est de taille. Si les projets du métro et de la ligne ferroviaire ne sont pas à l’arrivée, le jour de la mise en service de la nouvelle aérogare Ouest, ce sera comme si les artisans du projet avaient porté un coup d’épée dans l’eau. Et c’est bien ce qui motive les sorties diligentes du ministre qui n’a de cesse d’obtenir des mesures concrètes d’accélération des travaux, section par section, comme si le secteur tout entier a pâti, depuis trois ans au moins, d’une torpeur maligne.

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Source : lexpressiondz.com

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