Dialogue politique : Tout le monde veut y croire

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Il se dégage au sein de la classe politique nationale une réelle volonté à arrondir les ongles, quelque soit l’opinion et l’obédience idéologique est dominante dans les propos des politiques

Les acteurs de la scène nationale semblent converger vers la nécessité d’un dialogue franc, comme l’avait préconisé le chef d’état-major dans l’un de ses discours. Ainsi, l’initiative de la société lancée le 15 juin dernier, celle des forces de l’alternative démocratique annoncée le 26 juin et celle que prépare le front du changement, pour le 6 juillet prochain, constituent autant de jalons sur le chemin du dialogue que tous espèrent fructueux. Sur cette initiative précisément, Abdelmadjid Menasra a affiché un «optimiste» très révélateur de l’état d’avancement des préparatifs et certainement des contacts réussis avec les partis et les autorités du pays. M.Menasra n’hésitera pas à préjuger un résultat positif pour cette rencontre. Il a affirmé s’attendre à un «large consensus» entre les participants sur les questions qui seront abordées. Pour le responsable islamiste, cette conférence «va mettre le pouvoir devant sa responsabilité et évitera toute tentative de gagner du temps ». On en est donc à l’optimisme, mais à condition d’associer l’Armée nationale populaire dans l’accompagnement du passage vers un système démocratique consacrant la «légitimité populaire constitutionnelle», soutient Menasra.
Il faut dire qu’au delà de la conférence du 6 juillet, il convient de souligner que les appels à soutenir toutes ces initiatives, voire les capitaliser autour d’une feuille de route consensuelle se font jour et l’on croit savoir que l’ébauche d’un plan de sortie de crise pourrait s’esquisser dans le courant du mois de juillet. Cette volonté à arrondir les ongles, quelque soit l’opinion et l’obédience idéologique est dominante dans les propos des politiques. L’une des plus récentes déclarations émane d’un des dirigeants du MSP, Abdelmadjid Menasra, qui a estimé, hier à Médéa, que le dialogue est «la seule issue pour parvenir à une solution consensuelle susceptible d’aboutir à la satisfaction des revendications du Hirak».
Cette posture qui n’est pas étrangère au parti islamiste, pour l’avoir très souvent souhaitée, vient conforter l’idée, selon laquelle, les acteurs partisans affichent une grande disposition à discuter entre eux et avec les autorités du pays. Cette impression de «dégel» de l’atmosphère politique est assez bien décrite par M.Menasra qui relève dans son propos le fait que «la classe politique est appelée, aujourd’hui, à s’asseoir autour d’une table et essayer de dégager une solution consensuelle en mesure de répondre aux principales revendications exprimées par le Hirak, depuis le 22 février passé». Le responsable islamiste n’est certainement pas le seul à tenir ce discours et il est tout à fait remarquable que l’ensemble des cadres de toutes les formations politiques agissantes sur la scène nationale, tiennent les mêmes propos en direction de leurs base militante et à l’adresse des autres partenaires.
A ce propos, on retiendra la déclaration de M.Menasra aux cadres de son parti. La classe politique «doit démontrer qu’elle est apte à mettre à l’écart ces divergences et à s’impliquer dans la recherche d’une solution qui puisse satisfaire les revendications du peuple et sortir le pays de sa crise actuelle», souligne le responsable du MSP, non sans relever que «le peuple a déjà exprimé ces revendications et que c’est aux politiques de trouver la réponse à ces aspirations et attentes».
Yahia Bourit 

Source : ouestribune-dz

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