ÉLECTION PRÉSIDENTIELLE DU 12 DÉCEMBRE : L’ANIE devra annoncer aujourd’hui la liste des candidats «admis»

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C’est hier à minuit qu’a expiré le délai imparti à l’Autorité nationale indépendante des  élections (ANIE), que préside l’ancien ministre de la Justice, Mohamed Charfi, pour éplucher tous les dossiers des candidats à l’élection présidentielle du 12 décembre et rendre publique la liste définitive des postulants « retenus » pour participer à la prochaine élection présidentielle du 12 décembre.

L’article 141 de la loi électorale stipule que  » l’autorité nationale indépendante des élections statue sur la validité des candidatures à la Présidence de la République par décision dûment motivée, dans un délai de sept (7) jours, à compter de la date de dépôt de la déclaration de candidature.
La date limite pour le dépôt des dossiers des candidats à la candidature a été fixée, rappelle-t-on,  au samedi 26 octobre,  soit quarante (40) jours  après la publication du décret présidentiel portant convocation du corps électoral.
Les vingt- deux (22) candidats ayant pu réunir les 50 000 signatures exigées par la loi, pour pouvoir participer au prochain scrutin, retiennent ainsi leur souffle avant l’annonce fatidique de la liste des « admis » qui aura lieu aujourd’hui. Parmi les candidats les plus en vue pour prendre part à cette course électorale, figurent l’ancien Premier ministre sous le régime de Bouteflika, Ali Benflis, également président du Parti « Talaïe Elhourryat », ses principaux rivaux : le candidat indépendant, Abdelmadjid Tebboune, Azzedine Mihoubi, SG par intérim du RND, Abdelaziz Belaid du Front El Moustakbal, et Abdelkader Bengrina du parti El Binaa. Pris de panique après l’annonce de la participation inattendue de Tebboune, Ali Benflis a qualifié, sans détour, la venue de cet invité surprise d’un « 5èeme mandat de Bouteflika », en raison de son appartenance au parti du FLN, première force politique en Algérie. Le dissident du FLN, Benflis, rêvait peut-être que les militants du plus vieux parti, voteraient pour lui et lui ouvriraient ainsi les portes d’El-Mouradia, lors de cette élection controversée.
Pour l’énorme réservoir du FLN, parti orphelin depuis l’incarcération de ses chefs, et relégué au statut de simple spectateur depuis l’avènement du 22 Février, il pourrait profiter à l’ancien ministre de l’Habitat, Abdelmadjid Tebboune, à en croire le chargé de communication du parti, Mohamed Amari. «Si le FLN devait soutenir un candidat, ce serait inévitablement Tebboune», a déclaré lundi dernier, Me Amari, membre du bureau politique du FLN.
La question sera tranchée officiellement au cours de cette semaine, certainement après l’annonce officielle de la liste des candidats, dont les dossiers ont été acceptés par l’Anie après examen.
Mais dans la conjoncture actuelle, menée par le Mouvement populaire depuis près de neuf (9) mois,  qui rejette cette élection, et les partis de la défunte Alliance présidentielle, (dont le FLN), c’est ce même soutien du parti FLN qui pourrait poser problème au candidat appuyé.
Parti au pouvoir depuis l’Indépendance, et responsable de la gestion catastrophique des affaires du pays, aux côtés de ses alliés politiques, le pays est gangrené par la corruption, l’enrichissement illicite, les passe- droits, le clientélisme, le parti se trouve désormais dos au mur. Banni par la rue qui réclame la tête de tous les responsables de l’ancien système, dont ceux du parti unique, et des voix se sont même élevées pour mettre le parti symbole de la Révolution au musée de l’histoire. Qui voudra alors du soutien d’un rejeté politiquement? Le candidat appuyé par le FLN aura beaucoup à perdre qu’à gagner.
Brahim Oubellil

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