Hausse du nombre des césariennes dans les cliniques privées : Le ministère de la Santé ouvre une enquête

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Contrairement aux décennies précédentes où les accouchements naturels étaient les plus fréquentes en Algérie, ces dernières années, le nombre des césariennes a connu une ascension fulgurante, notamment dans les établissements privés.

En hausse au fil des années, les statistiques des accouchements dits césariennes ont poussé les autorités concernées à réagir pour faire face à ce phénomène inquiétant dont les causes demeurent encore peu claires.
Selon le Ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, Mohamed Miraoui, ce phénomène est enregistré notamment dans le secteur privé, annonçant qu’une enquête sera lancée pour tenter d’expliquer la hausse des cas des césariennes.
Intervenant hier à Alger lors d’une conférence de presse, animée en marge d’une rencontre avec les Directeurs de la santé et de la population des wilayas du pays, M. Miraoui a annoncé que son département ministériel ouvrira une enquête sur la hausse du nombre des césariennes dans le secteur privé.
Le ministre de la Santé a qualifié ce phénomène d’inacceptable, faisant savoir que son département avait ouvert une enquête pour définir les véritables causes de la hausse du nombre des césariennes pratiquées dans le secteur privé.
Dans ce cadre, M. Miraoui a expliqué les points concernés par l’enquête lancée par son département, en listant un nombre de causes qui seraient derrière la hausse des cas d’accouchement par césarienne, dont l’ascension a été enregistrée dans plusieurs wilayas du pays.
Ainsi, le Ministre de la Santé a affirmé que «ses services n’ont pas à intervenir dans la décision médicale prise pour ce genre d’opérations, mais les démarches du ministère visent à traiter ce qu’il qualifie de dysfonctionnement», a-t-il déclaré.
Le Ministre a fait savoir dans ce sillage que «les premiers résultats de l’enquête ont révélé que les recettes importantes issues des césariennes constituaient l’une des principales raisons de la hausse de cette pratique, outre le manque de ressources humaines et de formation des équipes médicales au niveau de certaines cliniques».
Évoquant le plan national de prise en charge de la femme enceinte, lancé l’année écoulée, M. Miraoui a affirmé que cet outil doit être évalué, appelant à cette occasion, «tout un chacun à assumer ses responsabilités et à remédier aux lacunes enregistrées, afin de garantir un service public de qualité qui soit au niveau des aspirations des citoyens».
Le plan national de prise en charge de la femme enceinte vise l’accompagnement de la femme enceinte, depuis le début de grossesse jusqu’à l’accouchement.
Il convient de rappeler enfin que le ministère de la Santé avait lancé l’année passée un guide sur la prise en charge de la femme enceinte.
Ce guide prévoit la prise en charge de la parturiente durant toute la période de la grossesse jusqu’à l’accouchement, en fixant, notamment, les calendriers de consultation, les types de femmes enceintes (femmes à haut risque ou sans risque), et les différents paliers chargés de la prise en charge», a précisé M. El Hadj, lors du 22éme Congrès international sur la gynécologie obstétrique.
Alger: Samir Hamiche

 

Source : ouestribune-dz

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