IL N’A PAS RÉPONDU PRÉSENT À LA CONVOCATION DU JUGE DU TRIBUNAL DE SIDI M’HAMED : Baha Eddine Tliba confirme sa propre fuite

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L’actualité judiciaire a été dominée, cette fin de semaine, par la non-présentation de l’ex-député, Baha Eddine Tliba devant le tribunal de Sidi M’hamed. Convoqué par la justice, après avoir été déchu de son immunité parlementaire, l’ex-député de la wilaya d’Annaba n’a pas répondu à la convocation du tribunal de Sidi M’hamed. Celui-ci avait refusé de renoncer à son immunité parlementaire, avant d’être déchu malgré lui, lors d’une séance, tenue la semaine dernière à l’Assemblée populaire nationale.
Depuis, des rumeurs quant à son éventuelle disparition circulaient. Cette thèse ne peut que se confirmer après que celui-ci n’ait pas comparu devant le tribunal. Selon la Radio algérienne, « les services de sécurité ont perquisitionné ses différentes demeures, mais ces derniers ne l’ont pas trouvé». La justice peut, dans ce cas-là, le déclarer en état de fuite et peut lancer un mandat d’arrêt international contre lui.
Tliba a, rappelons-le, rendu public, le 22 septembre dernier, un communiqué dans lequel il refuse la requête du ministère de la Justice lui demandant de renoncer à son immunité parlementaire pour pouvoir être entendu. L’ex-député s’est défendu en se disant visé par « une campagne de diffamation, et d’harcèlement moral émanant des relais de la bande».Celui-ci a, de surcroît, accusé l’ex-patron du FLN, Djamel Ould Abbès, aujourd’hui en détention à la prison d’El Harrach, de l’avoir impliqué dans des affaires de justice.
De même, il a indiqué qu’il a été convoqué le 4 septembre dernier par le juge d’instruction près le tribunal de Chéraga pour être entendu en qualité de témoin au sujet de sa plainte déposée en 2017 contre les fils de l’ex-SG du FLN, Ould Abbès, Mehdi et Louafi. Le député et homme d’affaires avait affirmé que les enfants de Ould Abbès ont exigé de lui la somme de sept milliards de centimes pour être tête de liste à Annaba aux législatives de 2017. Sur ce point, il a soutenu qu’il avait déposé immédiatement plainte pour « tentative de chantage ».
«Jouissant d’une impunité incontestée, Djamel Ould Abbès a eu recours à des représailles contre ma personne en me renvoyant devant la commission de discipline pour me radier définitivement du parti. Celui-ci s’est opposé ouvertement à ma nomination au poste de vice-président de l’APN et m’a privé d’être membre du conseil national», avait il témoigné. Mais l’on ne saura pas plus, puisque ce dernier a choisi de ne pas se présenter devant le procureur de la République.
L. B.

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