Il valait 63 dollars le baril : Les prix du pétrole montent avant les stocks américains

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Les prix du pétrole montaient mercredi en cours d’échanges européens, en attendant la publication plus tard dans la journée de données sur les réserves américaines de brut.

Vers 09H00 GMT (11H00 HEC), le baril de Brent, Le Brent ou brut de mer du nord, est une variation de pétrole brut faisant office de référence en Europe, coté sur l’InterContinentalExchange (ICE), place boursière spécialisée dans le négoce de l’énergie. Il est devenu le premier standard international pour la fixation des prix du pétrole de la mer du Nord pour livraison en novembre valait 63,14 dollars à Londres, en hausse de 1,22% par rapport à la clôture de mardi.
À New York, le baril américain de WTIWTI Le West Texas Intermediate (WTI), aussi appelé Texas Light Sweet, est une variation de pétrole brut faisant office de standard dans la fixation du cours du brut et comme matière première pour les contrats à terme du pétrole auprès du Nymex (New York Mercantile Exchange), la bourse spécialisée dans l’énergie pour livraison en octobre, s’échangeait à 58,20 dollars, 1,39% de plus que la veille. «Après une clôture dans le rouge la veille, les cours du pétrole regagnaient du terrain dans la matinée de mercredi, alors que l’attention se tourne vers les stocks de pétrole américains», a expliqué Stephen Brennock, analyste chez PVM Reports. Comme le relève Warren Patterson, analyste pour ING, «le rapport hebdomadaire de l’American Petroleum Institute (API), montre que les stocks de brut américains ont baissé de 7,2 millions de barils la semaine dernière», beaucoup plus que ce à quoi le marché s’attendait.
Selon la médiane d’un consensus compilé par l’agence Bloomberg, les analystes s’attendent en effet, à une baisse des stocks de brut de 2,9 millions de barils sur la semaine achevée le 6 septembre, ainsi qu’à une baisse de 1 million de barils pour l’essence et de 900.000 barils pour les produits distillés (fioul de chauffage et gazole).
L’Opep réduit sa prévision de demande 2020
Dans son rapport mensuel, l’Organisation des pays exportateurs de pétrole, précise avoir abaissé sa prévision de la croissance de la demande globale pour l’an prochain de 60.000 barils par jour (bpj) à 1,08 million de bpj et précise que le marché devrait être excédentaire.
Cette perspective pourrait inciter l’OPEP et ses alliés, dont la Russie, à maintenir ou à durcir leur politique d’encadrement de la production.
L’Irak a déclaré de son côté, que la réunion ministérielle de l’«OPEP+» prévue jeudi à Abou Dhabi, porterait entre autres sur la nécessité ou non de réduire davantage les pompages. Dans son rapport, l’OPEP dit avoir réduit sa prévision de la croissance économique mondiale pour 2020 à 3,1% contre 3,2% et ajoute que l’augmentation de la demande pétrolière attendue l’an prochain, devrait être inférieure à la «forte croissance» de l’offre de producteurs concurrents comme les États-Unis.
«Cela, souligne la responsabilité partagée de tous les pays producteurs pour assurer la stabilité du marché pétrolier afin d’éviter une volatilité indésirable et un possible retour à un déséquilibre du marché», poursuit l’organisation. La demande pour le pétrole produit par l’OPEP, devrait diminuer de 1,2 million de bpj en 2020 par rapport à cette année à 29,40 millions de bpj.
L’OPEP et ses alliés, ont reconduit en juillet jusqu’en mars 2020, un accord d’encadrement de la production visant à réduire leur offre de 1,2 million de bpj pour soutenir les cours.
Les pays engagés par cet accord, vont pour l’instant, au-delà des réductions prévues par celui-ci mais la production globale de l’OPEP est quand même supérieure à la prévision de demande pour 2020.
Le rapport précise que l’offre sera supérieure de 340.000 bpj à la demande si l’OPEP continue de produire au niveau enregistré en août.
Noreddine Oumessaoud 

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