Industrie de l’électroménager : Le ministère de l’industrie veut réorganiser le secteur

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Compte tenu de la situation actuelle du pays, un nouveau comité en charge des autorisations d’importation des collections CKD/SKD a été installé au sein du ministère de l’Industrie et des Mines.

Il semble que le changement qui a été opéré depuis le départ du staff de l’ancien président de la République, commence à avoir de bons résultats dans tous les secteurs. Selon le directeur général du développement industriel et technologique, Mustapha Hamoudi, le nouveau comité traitera les nouvelles demandes d’importation formulées par les entreprises activant dans l’électroménager et l’électronique, mais aussi les autorisations délivrées, autrefois, par son ancienne composante.
Il a, dans ce contexte, annoncé que les autorisations d’importation (de kits SKD/CKD) en souffrance seront débloquées au fur et à mesure. Pour plus d’éclairage, M. Hamoudi a tenu à faire savoir que le nouveau comité «ne pouvait pas cautionner des décisions prises par d’anciens membres concernant certaines entreprises. Donc, pour plus de rigueur, il a fallu revisiter certaines décisions, même si elles étaient prêtes». Par ailleurs, M. Hamoudi a affirmé que l’industrie de l’électroménager qui regroupe actuellement 70 opérateurs et a créé, en quelques années, 20.000 emplois directs et environ 60.000 indirects, «demeure» un secteur sur lequel le gouvernement compte s’appuyer dans sa politique de diversification de l’économie.

Un nouveau cahier des charges en perspective

M. Hamoudi a, d’autre part, indiqué qu’une réflexion a été engagée pour l’élaboration d’un nouveau décret régissant l’industrie de l’électroménager et électronique en Algérie, ainsi que l’établissement d’un nouveau cahier des charges pour ouvrir de nouvelles perspectives aux entreprises.
Qualifiant l’actuel d’«obsolète», il a expliqué que le futur cahier des charges s’imposait en raison de l’essor «important» que connait désormais cette industrie. «Notre marché était cannibalisé. Une étude, faite en 2004, avait dénombré près d’une soixantaine de marques de téléviseurs vendues en Algérie, toutes importées. Il y’avait même des produits électroménagers écoulés sur le marché national, dont le pays d’origine ne possédait même pas cette industrie sur son sol», a-t-il déploré.
Soulignant que les importations des collections CKD/SKD, ainsi que les produits finis de l’électroménager avoisinent les 1,2 milliard de dollars/an actuellement, alors que ceux de la téléphonie mobile s’établissent à une moyenne de 1 milliard de dollar/an, M. Hamoudi a affirmé que depuis l’année 2000, l’Etat a donné plusieurs avantages en matière de droits de douanes aux produits électroménager et électroniques.

Réaliser l’objectif de passer à l’exportation

Citant le cas de la fabrication des téléviseurs où l’intégration nationale était plus aisée, il  a expliqué qu’avec le développement de la technologie les téléviseurs, dont l’épaisseur ne dépasse plus cinq centimètres, arrivent en Algérie en «boîtes fermées», rendant difficile toute implication de la sous-traitance locale. Selon lui, étant donné que le marché national de l’électroménager est «très réduit» pour contenir autant d’entreprises, le ministère de l’Industrie et des Mines est en train de réfléchir sur «l’ouverture de nouvelles perspectives et la mise en place de procédures permettant aux firmes d’augmenter leur production et d’aller vers les marchés extérieurs».
«Une usine comme ENIE, faite pour produire des millions de téléviseurs, n’en produit que 50.000 annuellement, alors qu’on est la porte de l’Afrique et à proximité de l’Europe qui s’approvisionne des pays de l’Europe de l’Est et de la Chine, en dépit des grand coûts de la logistique. Donc, notre objectif est d’arriver à permettre à nos plateformes à produire des produits sous d’autres marques internationales et les exporter vers l’étranger», a-t-il expliqué.
Noreddine Oumessaoud 

Source : ouestribune-dz

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