JUSTICE : Ahmed Ouyahia à nouveau devant la Cour suprême

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Aucune semaine ne passe, sans que le nom de l’ancien Premier ministre, Ahmed Ouyahia ne soit cité par la justice. En effet, les auditions de ce «commis de l’État», comme il avait tendance à s’auto définir, se multiplient, depuis sa mise en détention provisoire le 12 juin dernier.

Selon la Radio algérienne, l’ancien Premier ministre, Ahmed Ouyahia, a comparu devant le juge d’instruction près de la Cour suprême dans le cadre de l’affaire Kia. Pour rappel, après avoir été incarcéré à la prison d’El-Harrach, l’ancien chef de l’exécutif a été entendu par les juges et les procureurs à plusieurs reprises. En effet, Ahmed Ouyahia a comparu le 16 mai dernier avec le secrétaire général du Mouvement populaire algérien (MPA), Amara Benyounès et l’ancien wali d’Alger Abdelkader Zoukh, devant les juges du tribunal de Sidi M’hamed. De surcroît, il a été présenté le 19 juin dernier devant le juge du Tribunal de Sidi M’hamed pour être entendu dans l’affaire de l’usine de montage automobile Kia dans la wilaya de Batna, une usine appartenant à la famille Larbaoui. À cela s’ajoute les auditions à la Cour suprême, qui ont eu lieu le 14 juin, le 02 et 11 juillet derniers.
Rappelons, entre autres, qu’Ahmed Ouyahia est poursuivi pour octroi d’indus avantages à autrui lors de la passation d’un marché en violation des dispositions législatives et organisationnelles en vigueur, abus de fonction par un agent public en violation des dispositions législatives, conflit d’intérêts, corruption en matière de passation de marchés publics et dilapidation de deniers publics. Outre l’affaire Kia, le nom du prévenu est cité dans de nombreuses affaires, dont, Haddad, Sovac, Tahkout (Sima Motors).

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Benhachem Tayeb visé par une ISTN
Sur un autre plan, l’ancien inspecteur général du ministère de la justice, Benhachem Tayeb a été soumis depuis samedi dernier, à une interdiction de sortie du Territoire national (ISTN) émise par le procureur de la République du tribunal de Sidi M’hamed (Alger), ont affirmé plusieurs sources médiatiques. La mesure est vraisemblablement prise dans le cadre de l’enquête entamée contre l’ancien ministre de la Justice Tayeb Louh pour des soupçons de corruption dont lui aussi est soumis à une ISTN. Benhachem Tayeb a occupé le poste d’inspecteur général du ministère de la Justice de 2013 à 2019 alors que Tayeb Louh était garde des Sceaux. Il convient de rappeler, par ailleurs, que Benhachem Tayeb a été limogé au mois de février dernier de son poste d’inspecteur général. L’information a été rapportée par Merzougui Saâd Eddine, porte-parole du Club des magistrats algériens (CMA), qui avait exprimé la satisfaction du syndicat de ce limogeage. Le 16 avril, Merzougui Saâd Eddine, avait dénoncé des «pressions» exercées par les autorités sur les magistrats ayant adhéré au boycott de l’élection présidentielle du 4 juillet. Benhachem Tayeb a été remplacé par Benabdallah Mohamed Ben Lakhdar. Ce dernier occupait depuis juillet 2017 la fonction de Procureur général près la Cour de justice de la wilaya de Constantine. Autrement le feuilleton judiciaire déclenché après l’avènement du 22 février, n’est pas prêt de connaître son épilogue. En effet, les épisodes des auditions et des révélations se poursuivent toujours, en attendant l’ouverture des procès qui risque de prendre du temps, à la lumière de la lourdeur des dossiers lancés par les enquêteurs.
Lamia Boufassa

Source : lecourrier-dalgerie

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