LA  » DEAL DU SIÈCLE  » CONFIRME LA VOLONTÉ AMÉRICOSIONISTE DE LIQUIDER LA CAUSE PALESTINIENNE : La grande trahison !

0

La ligue arabe a tenu, hier, une session urgente consacrée à l’examen des développements de la question palestinienne, suite à l’annonce de ce qui a été appelé le  » Deal du siècle « . A cette occasion le président palestinien Mahmoud Abbas a annoncé, lors d’un discours prononcé, la rupture de  » toutes les relations « , y compris sécuritaires, entre l’Autorité palestinienne d’une part, et l’entité sioniste et les Etats- Unis d’autre part.

Nous vous informons qu’il n’y aura aucune sorte de relation avec vous ainsi qu’avec les Etats-Unis, y compris en matière sécuritaire, à la lumière » du plan américain, qui est une « violation des accords d’Oslo » signés avec Israël en 1993 « , a dit le président de l’Autorité palestinienne au Caire. Abbas, qui a affirmé avoir transmis le message au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, a appelé l’Etat hébreu à « prendre ses responsabilités en tant que puissance occupante » des Territoires palestiniens. Le Président palestinien Mahmoud Abbas a déclaré samedi avoir informé l’État hébreu tout comme les États- Unis de la rupture par la Palestine de tous les liens avec eux et ce sur fond d’Accord du siècle, annoncé par l’hôte de la Maison- Blanche.

Les pays du Golfe estiment que la cause palestinienne appartient au passé » « Nous avons envoyé deux lettres, la première au Premier ministre israélien par intérim Benyamin Netanyahou, la seconde aux États-Unis, qui annoncent que la Palestine n’aura aucune relation avec eux, y compris dans le domaine de la sécurité, en raison du fait qu’ils dénient des accords conclus précédemment et le droit international », a déclaré Abbas. Dénonçant le plan de paix américain pour le Proche- Orient, le Président palestinien a indiqué qu’ »il n’accepterait jamais cette solution » et qu’il ne voulait pas entrer dans l’Histoire comme le dirigeant qui a « vendu Jérusalem ».

Selon lui, les États-Unis « ne sont plus un ami » de la Palestine. Il a également indiqué avoir précédemment informé le Président américain de son intention de faire de la Palestine un État démilitarisé, même si certaines fractions s’opposent à cette idée.  » Le plan américain est une « violation des accords d’Oslo » signés avec Israël en 1993, a déploré le président de l’AP, et les Palestiniens « ont le droit de continuer leur lutte légitime par des moyens pacifiques pour mettre fin à l’occupation « , a-t-il ajouté. Les Palestiniens « ont le droit de continuer leur lutte légitime par des moyens pacifiques pour mettre fin à l’occupation », a-t-il ajouté. Abbas a cependant souligné que les Palestiniens restaient en faveur de l’Initiative de paix arabe proposée au Sommet de la Ligue arabe en 2002.

Netanyahou ne veut pas la paix et ne croit pas à la paix « , a dénoncé Abbas dans son discours. Lors de l’ouverture des travaux de la réunion de la Ligue arabe, le secrétaire général de cette dernière, Ahmed Abou El- Gheit, a déclaré :  » Nous voulons formuler une position arabe unifiée concernant le plan de paix Trump « , qualifiant le plan américain de  » décevant « . Il a ajouté :  » Nous étudions tout ce qui nous est présenté, et c’est notre droit d’accepter ou de rejeter « . Abou El Gheit a souligné, d’autre part, qu ‘  » Israël interprète le plan de paix américain dans le sens d’un don, et il est impossible de reprendre les négociations sur la base des droits minimums des Palestiniens « . Abou El Gheit a appelé les Palestiniens à  » mettre fin à la division interne pour faire face aux défis.

Notons que le Secrétaire d’Etat chargé de la Communauté nationale et des Compétences à l’étranger, Rachid Bladehane, a représenté, hier, l’Algérie au Caire, à la réunion urgente des ministres arabes des Affaires étrangères, consacrée à l’examen des développements de la question palestinienne, suite à l’annonce de ce qui a été appelé le  » Deal du siècle « . Lors de cette réunion, Bladehene a réaffirmé  » la ferme position de l’Algérie quant au soutien absolu et inconditionnel du peuple palestinien pour le recouvrement de ses droits légitimes irrévocables à l’établissement de son Etat indépendant et souverain, avec El-Qods Echarif pour capitale ». Pour lui, ce projet a remis tous les efforts de règlement à la case départ. Bladehene a ajouté que la situation est très dangereuse et qu’il existe des violations contre la question palestinienne, poursuivant qu’il est inutile de résoudre cette question sans l’implication des palestiniens. Le Secrétaire d’Etat chargé de la Communauté nationale et des Compétences à l’étranger a, dans ce sens, appelé à oeuvrer pour défendre les droits du peuple palestinien.

Il est à rappeler, le président palestinien et le secrétaire général de la Ligue arabe ont discuté, vendredi, des développements relatifs à la question palestinienne, et en particulier le plan de paix au Moyen- Orient récemment présenté par les Etats-Unis dit le  » Deal du siècle « . Lors de leur rencontre au Caire, Aboul-Gheit a affirmé que les Arabes représentent « une sauvegarde solidaire » pour les Palestiniens, selon un communiqué de la Ligue arabe. La rencontre est intervenue quelques jours après que le président Donald Trump a révélé l’aspect politique attendu depuis longtemps de son plan de paix controversé pour le Moyen-Orient, appelant à une solution à deux Etats tout en reconnaissant El-Qods comme la « capitale indivisible » d’Israël. Le président américain a décrit le plan de 80 pages à la Maison Blanche en même temps que la visite du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, disant qu’il proposait une solution « réaliste » à deux Etats. Mahmoud Abbas a rejeté le plan de paix de Donald Trump, affirmant qu’il « ne passera pas et terminera dans les poubelles de l’histoire ». L’administration Trump a reporté à plusieurs reprises la publication de son « Accord du Siècle » (« Deal of the Century »), une proposition qui a été critiquée à plusieurs reprises par les Palestiniens qui y sont peu engagés. Le président palestinien est arrivé au Caire plus tôt dans la journée pour participer à la réunion d’urgence des ministres arabes des Affaires étrangères qui se tiendra samedi pour discuter de l’accord proposé par Donald Trump. Depuis l’annonce du plan de paix de Donald Trump, un silence assourdissant résonne au Moyen-Orient. À quelques exceptions près, très peu de pays font entendre leur désaccord avec ce deal, que tous jugent défavorable aux Palestiniens. Christian Chesnot, journaliste spécialiste du Moyen-Orient a indiqué qu’il fut un temps où les leaders du monde arabe étaient vent debout et parlaient presque d’une seule voix lorsqu’il s’agissait de la question palestinienne. Cette époque semble aujourd’hui révolue. Depuis, l’équilibre géostratégique dans la région a connu une telle métamorphose qu’il est aujourd’hui difficile de rendre clairement compte de la position de certains pays de la région vis-à-vis de la Palestine et l’entité sioniste. Ensuite, il y a les pays du Golfe, notamment les puissances comme l’Arabie saoudite et les Émirats, qui depuis longtemps prônent une normalisation des relations avec Israël. Cela s’explique par le fait que les pays du Golfe et Israël ont un ennemi commun, qui s’appelle l’Iran et qu’au nom de cette lutte, il y a une alliance légitime. Il y a aussi une proximité des leaders émiratis et saoudiens avec le Président Trump, ce qui facilite ce rapprochement. » Selon Chesnot  » les pays du Golfe étaient en coulisse durant les négociations.  » On a vu Jared Kushner, Haut conseiller du président des États-Unis et médiateur dans le conflit israélo-palestinien, se rendre souvent en Arabie saoudite, aux Émirats et d’autres pays du Golfe.  » C’est gagnant-gagnant, ils peuvent ainsi normaliser leurs relations avec Israël et peuvent donc renforcer le camp hostile à l’Iran. Aussi, ils estiment que la cause palestinienne appartient un peu au passé et que les Palestiniens n’ont pas su saisir certaines opportunités à certains moments clés « . Par ce projet, le président américain, Donald Trump pense qu’il peut réaliser la paix entre la Palestine et l’entité sioniste, mais en réalité c’est un plan qui ignore les droits des Palestiniens et ne fera qu’accroître le risque de répression, au lieu d’apporter la paix. Une relance du processus de paix est certes essentielle, mais tout initiative qui ne prend pas en compte la dignité et les droits des Palestiniens est vouée à l’échec.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici