Le candidat Azzeddine Mihoubi anime une conférence de presse : La difficile remontée de pente du Rnd

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Les cadres et les militants du parti en sont déjà aux dernières retouches au plan organisationnel. Quant au programme électoral, le SG par intérim du RND n’en n’a pas dit grand chose, sauf qu’il veut redonner «confiance aux algériens».

Critiqué pour le rôle joué (‘par son parti politique dans la gestion des affaires de l’Etat durant les 4 mandats de l’ancien président de la République, le RND a surtout défié ses nombreux adversaires qui ne lui trouvent aucune place au sein de la classe politique. Le défi, c’est de présenter un candidat à l’élection présidentielle du 12 décembre prochain. Le secrétaire général par intérim qui se trouve être le candidat du parti au scrutin ne veut pas garder sa langue dans sa poche. Il se défend de toutes les accusations que subit le RND et n’entend pas laisser passer le prochain rendez-vous électoral sans y prendre part. Dans la conférence de presse qu’il a animée, hier, Azzeddine Mihoubi, c’est de lui qu’il s’agit, s’est refusé à une posture de «perdant d’avance». La formation qu’il dirige, après l’arrestation de Ahmed Ouyahia, a pris part à toutes les consultations électorales depuis sa création en 1996. Il n’est pas concevable, selon Mihoubi qu’elle rate la plus importante de l’histoire récente du pays. Et c’est convaincu de la place du RND sur la scène nationale, que Azzeddine Mihoubi a fait face aux journalistes, avec la détermination d’un homme qui y va pour gagner. On peut en avoir pour preuve le lexique du SG par intérim qui évacue les polémiques sur la légitimité du RND à rester dans la course politique et préfère parler du niveau des préparatifs auquel est parvenu le parti dans son organisation interne. De fait, Mihoubi a révélé que tout est quasiment fin prêt. Selon lui, les cadres et les militants du parti en sont déjà aux dernières retouches au plan organisationnel. Quant au programme électoral, le SG par intérim du RND n’en n’a pas dit grand chose, sauf qu’il veut redonner «confiance aux algériens».
C’est dire que le parti, dont la présence à l’APN est assez visible, tente de faire bonne figure en investissant sur l’avenir, sans tenir compte des critiques acerbes que lui décochent ses adversaires politiques.
A ce propos, Azzeddine Mihoubi a une réponse toute faite. Il refuse de céder à la pression de l’opposition et s’en tient au fait que les conséquences de ce qui arrive présentement en Algérie ne sont pas du Fait du RND. Il dira, histoire d’attirer l’attention que c’est «le citoyen lambda qui en fera les frais». Cela dit, Mihoubi ne veut pas verser dans le populisme et affirme qu’il ne promet pas le paradis aux algériens. Le militant-poète qu’il est a tout de même trouvé une expression qui sied à la situation et à l’ambition qu’il affiche : «Je promets de vous faire aimer le pays», dit-il en s’adressant aux Algériens.
Laissant son côté poète de côté, le secrétaire général par intérim, répond avec la finesse du politique qu’il est à ceux qui appellent à la démission du RND, Mihoubi rappelle que ce genre de postures sont «non démocratiques et immorales». Pour lui, «le dernier mot revient au peuple algérien». Estimant son parti victime de l’isolement ces derniers mois, il dira avec une certaine éloquence : «Si jamais je suis élu, le premier mot que j’interdirais, c’est l’exclusion, la réponse doit se faire avec les arguments, car les peuples où la tolérance n’est pas bannie est condamnée à la violence». On aura compris l’Algérie dont rêve le militant-poète qui, soit dit en passant, ne s’est pas étalé sur son programme économique. Le temps viendra où il l’exposera, assure-t-il.
Anissa Mesdouf 

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