Le ministre de la Communication à propos de l’ingérence étrangère : «Des cercles malveillants cherchent à semer la confusion»

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Cela étant, quoi que disent ou fassent les comploteurs, le train de la présidentielle étant parvenu à sa vitesse de croisière, il bénéficie d’ores et déjà de l’assistance de l’ensemble des Institutions du pays qui se mettent à son service.

L’épisode du mouvement populaire qui a vu une députée française étiquetée insoumise prendre part à une manifestation populaire, vendredi dernier, n’a pas échappé à l’opinion nationale qui y a vu une attitude quelque peu irresponsable. Le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement n’a pas manqué de souligner le comportement inacceptable de la députée et appuyer les propos de son collègue des Affaires étrangères concernant le refus de principe de l’Algérie de toute ingérence dans ses affaires internes. L’Etat algérien, a soutenu M. Rabehi, «ne permettra aucune atteinte à sa souveraineté et à son intégrité territoriale». Pour le ministre, cette intrusion d’un élu étranger dans une manifestation algérienne «confirme l’existence de cercles malveillants qui cherchent à semer la confusion et à déstabiliser notre pays, et contre lesquels les Autorités ont mis en garde». La condamnation est on ne peut plus ferme et «l’Etat a les capacités de faire face aux comportements immoraux qui nuisent aux intérêts de la Nation», insiste le ministre qui ne manque pas d’affirmer : «Nous avons parmi nos rangs des ennemis qu’il faut signaler et dénoncer pour assainir le pays des complots».
Cela étant, quoi que disent ou fassent les comploteurs, le train de la présidentielle étant parvenu à sa vitesse de croisière, il bénéficie d’ores et déjà de l’assistance de l’ensemble des Institutions du pays qui se mettent à son service.
Le propos est clair et l’intention n’est autre que de souligner le caractère strictement indépendant de l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE). «Toutes les Institutions de l’Etat sont à la disposition de l’ANIE pour la réussite de l’échéance présidentielle du 12 décembre prochain», a assuré, hier, le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement. M.Rabehi dont l’exécutif s’exprime par son biais, n’est pas allé loin pour trouver les mots qui dépeignent le tableau électoral du moment. «Le ministère de la communication et toutes les Institutions de l’Etat sont à la disposition de l’Autorité nationale indépendante des élections qui a toutes les prérogatives dans l’organisation des élections», a affirmé M. Rabehi. Cette déclaration qui engage l’ensemble des hauts fonctionnaires du pays a le mérite d’être limpide et inscrit l’Anie dans une perspective, encore jamais constatée dans les annales de l’Algérie indépendante.
Cette affirmation, faite en marge de l’ouverture de la 28e session de l’Alliance des agences de presse méditerranéennes (AMAN), apporte un démenti cinglant à toutes les voix qui tentent de trouver dans l’attitude des uns et des autres, matière à spéculer sur les intentions du pouvoir exécutif.
La réponse est, dira le porte-parole du gouvernement est dans l’engagement du «peuple algérien» qui «soutient, dans sa majorité, l’organisation d’élections libres et transparentes qui permettent de choisir un président pour diriger les affaires du pays», ajoutant que «ceux qui s’opposent à ces élections font le choix d’une voie qui ne sert pas l’intérêt suprême du pays ni celui du peuple algérien».
Dans un autre dossier, celui du projet de Loi de finances (PLF) 2020, M. Rabehi a révélé que le document sera devant le Conseil des ministres dans «les jours à venir». Concernant l’événement en lui-même, c’est à dire, la 28e assemblée de l’AMAN qu’abrite l’Algérie, le ministre a mis l’accent sur l’importance de cette rencontre, indiquant que l’Algérie a abrité ces derniers mois plusieurs manifestations à caractère international et régional, ce qui confirme «la considération qu’a notre pays au vu de par son positionnement important et sa performance sur la scène internationale».
Anissa Mesdouf

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