L’estimation est faite par plusieurs experts : Est-il possible de restituer 350 milliards de dollars ?

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Du Jamais vu auparavant.

Des convocations à tous les niveaux et dans différents domaines. Le bal a été ouvert avec l’arrestation d’Ali Haddad puis Tahkout, Mourad Oulmi et tant d’autres entre politiciens et hommes d’affaires. Les justiciers ne chômeront pas de sitôt, ne serait-ce que pour quelques jours de détente, tant que le dossier corruption est ouvert. Après 17 semaines de hirak, l’Algérie aura vécu un quadrimestre historique chargé d’événements inédits. Des bouleversements politico-judiciaires en série avec un long feuilleton d’arrestations qui ont touché de hauts responsables, de hauts gradés et des hommes d’affaires incriminés puis incarcérés en cascade. En effet, ceux qui étaient intouchables et indétrônables sont bel et bien en taule avec pour chefs d’accusations : malversation, trafic d’influence et complot désastreux contre l’Etat.
«Les sommes détournées s’élèvent, selon des recoupements, à quelques 350 milliards de dollars», indique-t-on, soit plus de 33% des 1000 milliards engrangés par les recettes pétrolières à la hauteur de la hausse des cours de cette richesse. Si les hommes de la Justice tirent, à pas cadencés, les ficelles de plusieurs affaires, les manifestants, eux, ne décolèrent pas, ils ne cèdent pas, tout comme ils ne lâchent pas non plus en marchant dans la rue, revendiquant la nécessité «d’algérianiser ces deniers algériens arrachés de la bouche des algériens grâce à la complicité de hauts responsables ayant usé et abusé de leur pouvoir en offrant cette Algérie sur un plateau en or pour des prédateurs. Le Harak demande la restitution de ces capitaux mal acquis puis placés à l’étranger. Pour ce faire, il faut un chemin et des mécanismes. D’éminents professeurs, très au fait des affaires financières et socio-économiques redoublent d’efforts en renforçant leurs propositions axées essentiellement sur les voies et moyens permettant la restitution des fonds volés. Mais comment récupérer les deniers publics extradés ? «Pour cela, il faut entamer des enquêtes auprès des banques – d’ici et d’ailleurs – pour dénicher les fonds mobilisés et à traçabilité visible à l’extérieur du pays, encore faut-il le faire très vite», alertent plusieurs experts. Si la machination de la corruption s’est lancée dans ces crimes commis aux dépens d’un pays au peuple aspirant au changement, la machine judiciaire n’est pas en reste en répondant à la hauteur de l’événement. La situation est d’autant plus qu’urgente que des spécialistes sont unanimes à dire qu’une telle mission n’est pas impossible.
D’autant plus, les cours du pétrole ne sont plus stables en faisant tantôt chute libre et rarement des hausse dérisoires. À cela s’ajoute les budgets placés dans l’exploitation dans le pétrole reviennent de plus en plus coûteux pour un produit se vendant au petit dollar dans le marché international, sans compter que cette énergie, consolidant l’économie nationale à raison de plus de 95% n’est pas éternellement durable. Elle est appelée à disparaître alors que les chantiers à lancer dans l’énergie renouvelable tardent toujours à se concrétiser. Que ferons nous en ce sens, d’autant qu’en plus des exportations pétrolières à assurer, la consommation locale est, de plus en plus, accrue ? Pour l’heure, la récupération des sommes colossales expatriées en est la solution.
Alger: Mohamed Aissaoui

Source : ouestribune-dz

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