Lutte contre la corruption et incarcération des chefs d’entreprises : Les entreprises en difficulté ne seront pas abandonnées

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Face aux inquiétudes exprimées par les travailleurs de plusieurs secteurs d’activité dont les entreprises ont été mises à rude épreuve après l’avalanche des enquêtes judiciaires ayant ciblé leurs propriétaires, les autorités tiennent à rassurer.

Les enquêtes anti-corruption lancées depuis le début du mouvement populaire par les services de sécurité spécialisés à l’encontre de nombreux hommes d’affaire a créé un climat d’incertitude au sein de plusieurs entreprises et sociétés du pays.
A maintes reprises, des employés ont fait part, à travers l’organisation de marches et rassemblements, des craintes quant à leur avenir.
Pour répondre aux inquiétudes émanant du monde professionnel, l’Etat a annoncé des actions pour protéger les emplois.
Ainsi, le Directeur général du développement industriel et technologique au sein du ministère de l’Industrie, Mustapha Hamoudi, a annoncé hier à l’agence APS la mise en place d’un comité Ad-hoc dont la mission est de venir en aide aux entreprises en difficulté.
«L’Etat a mis en place un dispositif de sauvegarde de l’outil de production nationale avec un Comité Ad-hoc, présidé par le Ministre des Finances. A travers ce dispositif, l’ensemble de ces situations seront prises en charge », a-t-il indiqué, rassurant que «L’Etat n’abandonnera pas les entreprises se trouvant en difficulté suite à l’incarcération de leurs propriétaires notamment pour des affaires de corruption».
Dans le même sillage, M. Hamoudi a donné plus de détails quant aux démarches que les autorités mènent actuellement pour faire face aux éventuelles conséquences des enquêtes judicaires ayant ciblé des hommes d’affaires.
«Le gouvernement est en train de tout faire pour qu’il n’y ait aucun impact sur l’approvisionnement du marché, la réalisation des projets et la fourniture des prestations éventuellement concernées par ces situations», a-t-il assuré, indiquant qu’il n’y a pas de traitement différencié entre la prise en charge des entreprises selon le secteur d’activité.
Interrogé sur le sort des usines de montage de véhicule, dont les propriétaires sont incarcérés suite aux enquêtes menées par la justice, il a déclaré «que ça soit pour (les entreprises activant dans NDLR) l’industrie automobile ou pour d’autres activités industrielles et économiques, il n’y a aucune différence», a-t-il souligné.
Il est à rappeler que le ministre de la Justice, Garde des sceaux, Slimane Brahimi, avait avancé des éclaircissements quant au volet juridique de la lutte contre la corruption.
Intervenant lundi dernier, lors d’une Journée d’étude sur la «Lutte contre la corruption et la protection de l’économie nationale», le Ministre avait déclaré, dans ce cadre, que «ce combat s’appuyait sur «l’application rigoureuse de la Loi et la garantie de poursuites et de jugements en se conformant aux exigences d’un procès équitable, parallèlement à l’activation de toutes les procédures et le renforcement des mécanismes compatibles avec l’application de la Loi et la préservation des entreprises économiques».
Le Ministre avait fait aussi des recommandations pour l’identification de mécanismes juridiques susceptibles de préserver le bon fonctionnement des entreprises économiques et de veiller à la sauvegarde des emplois des projets, dont les promoteurs se trouvent en détention préventive pour des affaires de corruption.
Durant la rencontre sur la lutte contre la corruption, le Ministre a aussi appelé les participants à l’examen des dispositions légales et organisationnelles à même de permettre la restitution des avoirs volés, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays.
Samir Hamiche

Source : ouestribune-dz

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