PLAGES DE PROXIMITÉ DE L’EST D’ALGER : Les oubliées des autorités locales !

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En cette période de grandes chaleurs, les plages à l’Est d’Alger, de la commune de Aïn Taya, constituent la première destination pour de nombreux algérois en particulier, et des Algériens en général. Au grand bonheur des estivants, des plages féériques qui s’offrent aux regards, comme celles de Tarfaya connue sous le nom : Les Canadiennes, El Kaddous, Decca-plage ou encore Surcouf. Lors d’une petite virée sur cette côte tant côtoyée par les familles, ces plages sont très prisées par les estivants qui sont à la recherche d’un repos et surtout d’un moment de plaisir volé au temps.

Si maintenant les trois plages phares de la région prisées par les estivants sont, dans l’ensemble, bien aménagées assurant au moins le strict minimum aux estivants, ce n’est pas le cas pour les autres plages de proximités, c’est l’abandon total des autorités locales, les baigneurs sont livrés à eux-mêmes, l’absence d’aménagements, de maîtres-nageurs, et de la sécurité sont nettement perceptibles. Pourtant les baigneurs nagent dans ces plages pendant toute la saison estivale. En sus, la détérioration de l’endroit parle d’elle-même, tandis que certains estivants et mêmes habitants jettent leurs déchets ménagers et autres ordures dans la nature en déformant la beauté du décor. L’absence des services de l’APC n’est pas anodine du désastre causé par l’incivisme de l’être-humain, car si une bonne gestion intervient, ces plages inexploitées peuvent devenir rentables… Pire encore, il y a même des canalisations des eaux usées qui versent directement dans la mer, menaçant la vie des baigneurs mais aussi, celle de toutes les créatures marines.
Le choix de notre destination était porté sur la plage de Tarfaya, nous arrivons sur place, et on est d’emblée impressionné par la beauté du paysage, pourtant nous connaissons parfaitement bien l’endroit. La propreté de son eau et son sable vous donne l’envie de rester le plus longtemps possible. Dès la première heure, quelques estivants profitent de la douceur et la fraîcheur des eaux cristallines, d’ailleurs, pour la journée d’hier, le mercure a affiché
31° C sur Alger, la canicule, leur a donné raison pour s’évader de cette chaleur. Cet endroit merveilleux attire non seulement des jeunes, mais également des familles en quête de quiétude et de bien-être. La plage « Les Canadiennes » est devenue la destination privilégiée pour les amoureux de la mer, les paysages surnaturels permettront aux estivants de passer d’agréables moments dans un milieu calme et paisible.

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Sécurité, prix raisonnables et des gratuités
Avant d’accéder à la plage, les visiteurs stationnent leurs véhicules dans un parking au prix de 100 DA, un tarif que les estivants trouvent abordable au niveau de ce bel endroit. Il est utile de signaler qu’au niveau de l’accès, nous constatons une plaque implantée par les services de la wilaya d’Alger, précisant que le parking est surveillé et sécurisé contre la somme exigée. Aussi, pour bien accompagner les estivants, les mêmes services ont mis aux services des familles des parasols et des chaises offerts gratuitement en leurs faveurs. Amine, agent de sécurité, nous a indiqué que « ces dernières années, les autorités ont pris cette initiative pour ne pas laisser la place à la mafia de la plage et aux squatteurs pour imposer leur diktat sur les estivants. J’espère que ce genre d’initiative soit généralisé au niveau de toutes les plages». En outre, au niveau de cette même plage, la sécurité est assurée par la Gendarmerie nationale et des agents mis en place par la wilaya d’Alger. C’est une des raisons pour lesquelles cette plage est autant côtoyée par les familles. Comme la présence des agents de la Protection civile qui se fait remarquable.

Les «parkingueurs» sont là
Il semble que les mauvaises habitudes refont surface, dès que l’occasion se présente, des « parkingeurs » des plages, savent que le parking autorisé ne suffira pas aux milliers d’estivants, donc ils se sont débrouillés pour improviser des « parkings » illégaux. Comme à leur habitude, ces derniers exigent de chaque automobiliste voulant pénétrer à la plage, de payer la somme qu’ils ont fixée. C’est donc dans l’anarchie et l’irrégularité les plus complètes que les gardiens de parkings continuent d’activer.

La vente anarchique d’articles de plage fait rage
Cette période des grandes chaleurs demeure une occasion propice aux commerçants occasionnels qui poussent comme des champignons. Depuis le lancement de la saison estivale, tout au long du chemin qui mène vers la plage, foisonnent de jeunes et de moins jeunes spécialisés dans la vente des articles de plage à savoir : serviettes, maillots de bain, matelas gonflables, bouées, ballons et jeux de plages… De par leur omniprésence sur la voie publique, ils participent activement à construire un paysage très riche en couleurs. Aussi des petits vendeurs de pain traditionnel : beignets et M’hadjeb sont étalés sur le même chemin. Karim et Hamza, deux jeunes vendeurs associés dans la même table : « C’est la seule période où on peut travailler… vous savez que notre commune ne connaît autant de visiteurs qu’en cette période », nous dira Karim. « L’activité que j’exerce actuellement est une occupation pour moi d’un côté et d’un autre côté cela m’aidera à subvenir à mes besoins », a-t-il souligné. De son côté Hamza affirme « Je préfère faire ce travail que de rester les bras croisés, de cette manière j’aurai au moins mon argent de poche », explique-t-il.

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Les squatteurs font toujours leur loi
Un peu plus loin, et en dépit de toutes les mesures prises, les squatteurs des plages continuent, malheureusement, à imposer leur diktat et le scénario des années précédentes se répète. Le phénomène d’exploitation illicite est loin d’être fini, car la plage est alors remplie de parasols, et un groupe de jeunes issus de la région, gère les locations des parasols, transats et tables. Une table et quatre chaises sont cédées contre 1 000 DA, pour la journée. On s’est rapproché de certains pour avoir plus de précision sur leur activité. Aymen nous a dit « on essaye de bricoler comme tous les jeunes, et on n’impose pas aux estivants de louer nos tables et parasols. » Pour Nassim, estivant venu de Bouira il nous a indiqué « c’est une occupation pour eux et cela leur évite d’accomplir des délits », a-t-il précisé. « Je pense que l’État doit rester à l’écoute de ces jeunes qui ne demandent que des autorisations pour travailler dans les plages et subvenir à leurs besoins financiers », ajoute-t-il.
Med Wali

Source : lecourrier-dalgerie

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