Plainte contre Naïma Salhi : Les plaignants s’interrogent sur le sort réservé à leur démarche

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Maîtres Kader Houali et Soufiane Dekkal ainsi que Salim Chait, ont livrés, ce mercredi 2 octobre, les derniers développements de la plainte qu’ils ont déposé en juin dernier contre Naïma Salhi, présidente du parti Parti de l’Équité et de la Proclamation (PEP) et députée de la wilaya de Boumerdes, pour « incitation à la haine raciale et appels au meurtre ». Les trois plaignants se sont posées plusieurs questions quant au sort réservé à leur plainte.

« Pour nous enquérir des suites réservées à notre plainte déposée le 9 juin 2019 contre Mme Naïma Salhi, présidente du Parti de l’Équité et de la Proclamation (PEP) pour « incitation à la haine raciale et appels aux meurtre », nous nous sommes présentés le 25 Août 2019 au tribunal de Boumerdès dans l’espoir d’avoir des nouvelles, après plus de deux mois d’instruction de l’affaire. N’ayant pas pu voir le procureur de la république qui était en congé, nous nous sommes dirigés vers la greffière pour avoir des informations sur le dossier », écrivent les trois plaignants dans un communiqué diffusé sur les réseaux sociaux.

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Ils précisent : « Nous apprenons avec surprise, que l’enquête des services de police a conclu que Mme Naïma Salhi, ne serait pas résidente à Boumerdes, wilaya où elle a été « élue » députée, mais à Chéraga, dans la banlieue d’Alger. Selon la greffière, la plainte a été transférée au parquet du tribunal de cette ville le 7 juillet 2019. »

Ils poursuivent en indiquant : « Nous nous présentons donc, le 3 septembre 2019, au tribunal de Chéraga pour nous enquérir de l’état d’avancement de la plainte ; la greffière nous informe, après vérification, qu’aucune plainte n’a été enregistrée au niveau de ce tribunal. »

Le 30 septembre 2019, soit plus de trois mois après le dépôt de la plainte, ajoutent-ils, « nous avons été reçus par le procureur près le tribunal de Chéraga ; le magistrat nous a confirmé qu’aucune plainte n’est parvenue à son niveau. »

« Si, pour l’instant, nous ne voulons tirer aucune conclusion hâtive, ni incriminer qui que ce soit, nous ne pouvons que nous interroger sur les dessous d’une procédure suspendue entre deux juridictions, et d’un courrier qui n’arrive pas à destination après plus de 3 mois, entre deux villes distantes de moins de 100 kilomètres », écrivent les trois plaignants.

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Et de se demander : « Qui cherche à soustraire à la justice une délinquante politique, dont les agressions racistes récurrentes sont restées sans suite ?
Qui la protège ? Pour quels objectifs ? »

Selon eux, « au moment où des manifestants pacifiques sont inculpés « d’atteinte à l’unité nationale » et placés sous mandat de dépôt pour avoir brandi l’emblème amazigh, les provocations récurrentes de Mme Naïma Salhi sont loin d’être innocentes. Ces dérives, visiblement commanditées, visent à diviser le mouvement populaire, fût-ce au prix de graves dérapages qui risquent d’hypothéquer la cohésion nationale. »

« En joignant nos voix à toutes celles qui appellent à la vigilance pour préserver l’unité du mouvement populaire, dans la diversité de toutes ses composantes, nous réaffirmons notre détermination à poursuivre le combat, pour donner aux agressions des apprenti(e)s-sorcier(e)s les suites judiciaires qu’elles méritent », affirment-t-ils.

1 COMMENTAIRE

  1. Les plaignants veulent ester en justice Mme Salhi parce-que’elle a dit des vérités toutes crues sur les Zouaves.
    Elle aurait pu dire d’autres vérités plus amères.

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