PLUIES TORRENTIELLES ET BEAUCOUP DE DÉSAGRÉMENTS : Les villes du pays se noient !

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Est-ce une malédiction du ciel qui s’abat sur pratiquement toutes les villes d’Algérie, du Nord au Sud et de l’Est à l’Ouest ? Ces pluies orageuses d’automne, même si elles ne durent pas longtemps, ont mis à nu toutes les défaillances dans les réseaux d’assainissement, et du coup dévoilent aussi la légèreté avec laquelle les responsables concernés y font face. En effet, il semble que les leçons de la série de ces inondations répétitives n’ont pas été retenues et on continue à vivre le même cauchemar à chaque orage qui se manifeste quelque part. Et pourtant les services de la météorologie, ont été prompts à proclamer des bulletins météo spéciaux (BMS), alertant les citoyens et de là les responsables concernés. Sauf qu’on gère dans l’à-peu-près, et nos villes et villages se noient à chaque pluie.
Seulement et jusqu’à preuve du contraire, aucun pays au monde ne peut se soustraire ou éviter les catastrophes naturelles, tels que les séismes, inondations, ouragans, incendies et autres tsunamis. Mais les experts préconisent qu’on peut en réduire les dégâts et les pertes humaine et matérielle si on table sur la prévention et la gestion de ces catastrophes naturelles qui peuvent survenir à n’importe quel moment. De ce fait, l’Algérie, selon les experts, reste toujours menacée par deux risques majeurs; à savoir : les séismes et les inondations. D’où l’obligation de procéder à une évaluation de la situation et élaborer une stratégie pour réduire les effets des catastrophes naturelles.
Pour ces experts donc, la stratégie évolue autour de deux axes essentiels, à savoir : une politique de prévention contre tous ces dangers et des modes d’intervention rapide appropriés correspondant à la réquisition des moyens humains et matériels indispensables pour y faire face. Pourtant beaucoup de rencontres sur ce thème ont eu lieu à travers plusieurs wilayas du pays pour les échanges d’expériences et de propositions dans le but de donner corps et dynamiser cette stratégie nationale sur le terrain. Aussi, il s’agissait par ces initiatives de faire une évaluation de l’état des lieux des différents secteurs pour dresser un diagnostic et mettre en place un dispositif de prévention contre ces calamités naturelles. Mais, il semble que rien n’a été fait comme les calibrages des oueds et les corrections torrentielles pour la protection des localités, cités et quartiers qui longent ces cours d’eau. Sur le chapitre des constructions, il est impératif de déterminer les zones à risques, pour ne plus y délivrer de permis de construire et y interdire toute construction. Enfin, il existe encore un facteur déterminant en cas de catastrophe naturelle, c’est la sensibilisation sur la conduite et sur les mesures de prévention à prendre en cas de calamités naturelles qui sont à même de limiter les dégâts matériels et autres pertes en vies humaines. En tout état de cause, les images montrant certains quartiers de la capitale engloutis sous les eaux, et bien dans d’autres villes du pays, est la preuve par neuf, que nous sommes comme la cigale qui chante tout l’été, et quand vient l’hiver nous sommes pris au dépourvu, malheureusement … !
Maalem Abdelyakine

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