Présidentielle : Ali Benflis dévoile les grandes lignes de son programme

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Le candidat à la prochaine élection présidentielle, Ali Benflis, a détaillé hier, les grandes lignes de son programme électoral qu’il compte concrétiser s’il est élu.

Invité au forum du quotidien El Hiwar, le candidat malheureux aux élections présidentielles de 2004 et 2014, a avancé plusieurs promesses, assurant, à la fois, qu’il lancera des réformes dans divers domaines.
Les relations algéro-françaises, l’histoire et la mémoire, les prérogatives du président, l’économie et les questions sociales… sont autant de sujets évoqués par le candidat au scrutin du 12 décembre, faisant part de ses solutions pour régler les problématiques de ces thèmes.
Face à un parterre composé de journalistes et une partie de ses soutiens, le conférencier a indiqué lors son intervention, qu’il récupérera les fonds détournés que ce soit à l’intérieur ou à l’extérieur du pays. «L’Algérie dispose des capacités lui permettant de récupérer l’argent volé (…) beaucoup de fonds détournés se trouvent au pays», a-t-il affirmé.
M. Benflis a listé quelques mesures que l’Algérie doit suivre pour récupérer les fonds. Il s’agit, par exemple, de la voie diplomatique où il a rappelé que notre pays a ratifié plusieurs conventions de lutte contre la corruption et siphonage des deniers publics. Il a ainsi suggéré que la diplomatie algérienne sollicite les pays vers lesquels les fonds ont été détournés pour aider l’Algérie à les récupérer, préconisant l’envoi de magistrats spécialisés pour aider à l’aboutissement de cette option.
Dans la même optique, le candidat a indiqué que l’Algérie peut avoir l’aide d’un organisme des Nations Unies qui lutte contre le détournement de fonds. Il a aussi suggéré le recours à des pôles d’avocats spécialisés dans ce genre de dossiers.
Dans un autre cadre, M. Benflis trouve «anormal que l’État efface les dettes des jeunes dont les projets lancés dans le cadre CNAC et ANSEJ ont connu une réussite». Il a affirmé que l’effacement des dettes ne doit concerner que les projets ayant connu un échec, estimant que l’Etat les a mal accompagnés. Il a évoqué l’existence de bureaucratie dans ce dossier et l’absence d’un suivi et d’un diagnostic de fond.
Évoquant sa vision des prérogatives du futur président, l’ancien candidat aux élections présidentielles de 2004 et 2014, a promis «de mettre fin à l’immixtion du chef de l’Etat dans les décisions du pouvoir judiciaire».
M. Benflis a indiqué qu’il veillera à ce que les prérogatives soient partagées entre le président de la République et le gouvernement qui sera composé de jeunes compétents. Il a insisté dans ce sillage, qu’il «supprimera la domination exercée par les responsables politiques sur le pouvoir judiciaire». Il a aussi promis «de larges prérogatives pour le Parlement qui sera chargé de former une commission ayant la tâche de former les contours de la nature du système politique du pays».
Aussi, les thèmes liés à la mémoire et l’histoire, ont été évoqués par le président de Talaie El Houriat. Il a ainsi exigé de la France de demander pardon pour ses crimes qu’elle a commis lors de son occupation de l’Algérie de 1830 à 1962.
Samir Hamiche

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