PROCÈS DE SELLAL ET D’OUYAHIA : Bengrina se félicite d’un «événement historique»

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Abdelkader Bengrina est le premier candidat à l’élection présidentielle du 12 décembre à réagir sur le procès inédit, ouvert hier – mais reporté au 4 décembre – pour corruption impliquant les deux ex-Premier-ministres Sellal et Ouyahia et une dizaine d’anciens ministres et cadres d’État et des hommes d’affaires. En meeting populaire à Ghardaïa, Bengrina a jugé ce procès d’“un événement historique” dans le pays et l’“une des bénédictions du hirak, qui a brandi des slogans nationalistes et non pas régionalistes. Des slogans politiques qui concernent tous les Algériens”. “Ce procès devait servir de leçon pour le futur président de la République et à tous les responsables de l’État dans l’avenir afin de toujours se mettre en tête qu’à n’importe quel moment, le peuple pourrait leur demander des comptes et les traduire en justice”, a-t-il indiqué devant ses sympathisants. Bengrina a affirmé qu’“ il gardera personnellement ce procès en tête, s’il était élu président, pour se souvenir qu’il y a toujours une possibilité d’être poursuivi par le peuple”, a-t-il ajouté, précisant : “Ce procès devrait nous servir tous de leçon”. Lançant une série de promesses électorales, Bengrina a promis de réorienter l’argent destiné à l’importation vers le soutien de projets agricoles dans le but de réaliser la sécurité alimentaire et se tourner vers l’exportation. Il a ajouté, qu’il procédera s’il venait à être élu Président, à la restitution des fonds pillés pour les investir dans les secteurs stratégiques, en tête desquels l’agriculture, l’industrie et le tourisme tout en assurant une répartition équitable des richesses et des projets entre les régions du pays. Bengrina a mis en cause la défaillance de gestion des pouvoirs publics qui ont engendré des retards dans le secteur de la santé au niveau des wilayas du Sud, le manque de médecins et de médecins spécialistes, outre le refus des médecins des régions du Nord de travailler dans le Sud, ce qui oblige les malades à se déplacer en Tunisie pour se faire soigner.
Hamid Mecheri

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