Rachid Hachichi à propos de la loi sur les hydrocarbures : «La loi affranchira Sonatrach des contraintes réglementaires et fiscales»

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Face aux critiques suscitées par les débats sur le projet de loi sur les hydrocarbures, le Président directeur général de la Sonatrach Rachid Hachichi, répond et explique les ramifications positives du texte à plusieurs titres.

Intervenant, hier, devant les membres de la Commission des affaires économiques, du développement, de l’industrie, du commerce et de la planification à l’Assemblée populaire nationale (APN), le PDG de la Sonatrach évoque les volets réglementaires et fiscaux.
Il a fait savoir devant les députés, que la nouvelle loi sur les hydrocarbures affranchira le Groupe des contraintes réglementaires et fiscales imposées par la loi en vigueur, permettant ainsi de relever le niveau de la prospection pétrolière en Algérie.
Elle «prévoit des réformes en profondeur, notamment en ce qui concerne les activités amont (prospection et production), car, la loi en vigueur est préjudiciable pour l’Algérie», a-t-il soutenu. Évoquant la loi en vigueur, il a indiqué que celle-ci n’a pas réussi à attirer les investisseurs étrangers en Algérie, amenant la Sonatrach à mobiliser seule d’importants moyens pour la prospection avec un faible rendement et un niveau élevé de risques.
Dans un cadre lié, M. Hachichi a tenu à rappeler les investissements réalisés par la compagnie nationale durant l’année au moins une quinzaine d’années.
«Entre 2000 et 2016, la Sonatrach a investi 16 milliards de dollars en effort propre mais les résultats ne reflètent pas l’important volume des investissements engagés par le groupe, selon son PDG qui a mis en avant l’impératif d’améliorer le climat des affaires dans le domaine des hydrocarbures afin d’inciter les partenaires étrangers à venir en Algérie et à partager les risques et les charges d’investissement avec la Sonatrach», a-t-il rappelé.
S’agissant de la nouvelle loi, le responsable a listé ses avantages et retombées sur la Sonatrach et le secteur énergétique d’une manière globale.
«Le système proposé prévoit, par ailleurs, de nouvelles mesures incitatives qui encouragent à développer les petits et moyens gisements qui nécessitent beaucoup de temps avant d’entrer en phase de productivité. S’agissant de la polémique autour du PLF, le Premier responsable de la Sonatrach a estimé que «cela prouve que l’Algérien est jaloux de sa Patrie et soucieux de l’exploitation de ses richesses», mais, a-t-il insisté, il est nécessaire de bien s’enquérir des dispositions contenues dans ce projet de Loi, en vue de lever toutes les craintes».
Dans le même sillage, l’intervenant a indiqué que «la nouvelle Loi accorde de nouvelles garanties supplémentaires en terme de souveraineté, d’autant plus que l’Agence nationale de valorisation des ressources en hydrocarbures (ALNAFT), peut imposer des pénalités de retard et procéder au retrait de la licence aux partenaires, en cas de non respect du Plan de développement du champ objet de l’accord».
De son côté, le président du groupe chargé de l’élaboration du nouveau projet de Loi sur les hydrocarbures, Toufik Hakkar, a présenté un exposé des motifs sur la nécessité d’opter pour un nouveau régime, affirment que ces motifs «reposent sur des principes purement économiques et n’ont aucune dimension politique».
Le responsable a précisé que la nouvelle Loi répond au caractère urgent qu’impose le grand recul de l’activité de prospection au niveau mondial, en raison de l’effondrement des cours sur les marchés internationaux et au niveau local et de la faible affluence, au cours des dernières années, des compagnies étrangères.
Pour soutenir ses propos, M. Hakkar a fait savoir que l’Algérie avait lancé quatre (4) appels d’offres pour 67 périmètres de prospection, mais n’en a reçu que 19 offres dont 13 ont été retenues. Il s’agit de 5 offres retenues de la Sonatrach et de 9 offres émanant de compagnies étrangères dont 4 activent toujours en Algérie.
Face au recul de l’activité d’exploration, l’Algérie a effectivement épuisé 60% de ses réserves primaires en hydrocarbures, d’autant plus que ce taux devra atteindre 83% à l’horizon 2030, selon les chiffres fournis par le même responsable. L’Algérie dispose, toutefois, d’importantes réserves, qui la classe 3e au monde, en matière d’hydrocarbures non conventionnels (gaz et pétrole de schiste).
Il convient de rappeler, que les hydrocarbures non conventionnels, représentent environ 83% du total des réserves du pays en hydrocarbures et nécessitent des technologies spéciales d’un coût élevé et requièrent ainsi le recours à des partenariats avec des opérateurs étrangers.
Samir Hamiche

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2 Commentaires

  1. Nous allons de façon indubitable à l’eploitation du gaz de schiste .Il appartient donc à Sonatrach d’investir dans la recherche et développement de méthodes d’exploitation de cette ressource et qui préservent l ‘avenir sûrement prometteur de notre Sahara.Il va sans dire qu’aucun partenaire étranger n est intéressé de préserver pour vous votre avenir

  2. Elhadi Hmar bel groune,
    Aucun pays ne veux exploiter le gaz de schiste, car ça sera un désastre écologique. Et c’est ce que tu veux pour ton pays, inaâl Din Babak, yemak ou rabak y’a tahan. Chouf yemak, ou Martek ou khtek lekhab maâ el gaid.

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