RÉTROSPECTIVE INTERNATIONALE DE 2018: LA PALESTINE, LA SYRIE, LE SAHARA OCCIDENTAL ET LE YEMEN : Des développements d’une portée majeure sur le cours de 2019

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C’est par l’annonce de l’Autorité palestinienne (AP) de son intention de présenter une demande d’adhésion à part entière à l’Organisation des Nations unies (ONU) et la poursuite de la résistance, à divers niveaux, du peuple Palestinien, là où il se trouve, à Ghaza, en Cisjordanie, dans les camps des refugiés et aussi dans les territoires de la Palestine de 48, que les palestiniens achèvent l’année qui s’écoule, et réaffirment leur détermination à poursuivre leur lutte légitime, durant la nouvelle année, et à tous les niveaux, pour faire valoir leur droits indéniables,   dont celui de vivre libres et débarrassés du système colonial sioniste, qui empoisonne l’ensemble de la région.

La demande palestinienne de siéger à part entière à l’ONU, qu’elle adressera à l’Institution internationale les premières semaines de la nouvelle année qui s’annonce, a suscité, bien avant cette échéance, sans surprises d’ailleurs, de vives réactions de la part des responsables sionistes et leurs alliés, dans la politique d’occupation de la Palestine. Dans son annonce en question, le ministre palestinien des Affaires étrangères Riyad al-Malki, demandant au Conseil de sécurité de procéder à un vote, pour répondre à la doléance des palestiniens, il a fait savoir que le vote «devrait avoir lieu le 15 janvier» dans le cadre du débat trimestriel, des membres du CS, sur la situation au Moyen-Orient. Dans sa réaction à l’annonce de Riyad al-Malki, l’ambassadeur de l’entité sioniste auprès de l’ONU, Danny Danon a déclaré que « nous nous apprêtons à empêcher cette initiative» et de préciser «en collaboration avec l’administration américaine». Après des années durant et à ce jour, qualifier tout palestinien, muni d’un appareil photo, d’une pierre, de l’emblème national de la Palestine, d’El-Keffiah même, de «terroriste», l’ambassadeur sioniste, Danny Danon, a déclaré : «alors même qu’elle (AP) continue de payer chaque mois des salaires aux terroristes, d’encourager la violence et de mener une campagne d’incitation sans relâche contre Israël», l’AP a l’audace, poursuit-il, «de demander au Conseil de sécurité de la reconnaître comme un État membre à part entière des Nations unies.» Pour les soutiens à la cause juste du peuple palestinien, pays membres de l’ONU comme dans les opinions, au niveau local et à l’International, ils vont sans nul doute se manifester pour peser sur l’acceptation de la demande palestinienne, comme ce fut le cas, pour ne citer que lors de son adhésion à l’Unesco, mettant en échec, le forcing des lobbies pro-israélien pour avorter et la procédure et le processus. Le peuple palestinien, qui vient de célébrer, jeudi dernier, en cette fin d’année, le 54eme anniversaire du déclenchement de la Révolution palestinienne, au niveau populaire, officiel et par l’ensemble des factions de la Résistance a lancé, pour marquer cet évènement historique, un message fort, à l’entité sioniste, d’abord devant la communauté internationale, dans lequel il affirme que sa lutte continue tant que l’occupation sioniste demeure. Si, sur le terrain, c’est par la résistance pacifique, des palestiniens, à Ghaza, Cisjordanie, dans les territoires occupés et dans la Palestine de 48, que la détermination palestinienne à poursuivre le combat de leurs ainés se manifeste, c’est aussi sur d’autres terrains qu’elle est menée pour se consolider davantage et se poursuivre, dès demain, premier jour de la nouvelle année 2019, après la décision des palestiniens d’interdire à leurs marchés les moutons vivants importés par les Israéliens, pour protéger les éleveurs palestiniens et le boycott des produits israëliens, dont ceux cultivés dans les colonies. Avec cette nouvelle année qui verra l’émergence de nouvelles donnes, sur fond des mutations dans les rapports internationaux et les décantations en cours, confortant le multilatéral et partant, le droit international, après plus de deux décennies, du seul rôle de Washington, dès les années 2000, sur la scène mondiale, consolidant la politique sioniste, la lutte du peuple palestinien et sa résistance ininterrompue à l’occupation israélienne connaîtra, en 2019, sans nul doute, d’autres avancées, dans le triomphe du juste combat palestinien pour la dignité et la liberté.

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Brahim Ghali, SG du Front Polisario: «Une année riche en victoires et acquis»
Le président de la République arabe sahraouie démocratique (RASD), secrétaire général du Front Polisario, Brahim Ghali, a affirmé que l’année 2018 «avait été riche en victoires et en acquis grâce à la résistance du peuple sahraoui» tant sur le front intérieur, a-t-il poursuivi, qu’«extérieur, au niveau national, continental et international» avait-il indiqué, peu de jours avant la fin de l’année en cours. Réaffirmant que la lutte du peuple sahraoui «se poursuivra jusqu’à consécration de la souveraineté de l’État sahraoui», sur l’ensemble des territoires du Sahara occidental, lors de la 20ème rencontre intellectuelle de la femme sahraouie, il a indiqué, sur la rencontre de Genève, sous les auspices des Nations unies (ONU), en la personne de Horst Köhler, entre le Front Polisario et la délégation marocaine, les deux parties en conflit, sur le Sahara occidental, que celle-ci «a constitué une avancée importante» a-t-il soutenu. Saluant et réaffirmant le soutien de la partie sahraouie, aux efforts de l’émissaire personnel du Secrétaire général de l’ONU, pour le Sahara occidental, Horst Köhler, le SG du Front Polisario a réitéré la disponibilité du Front à coopérer, «de bonne foi, en vue de parachever le processus de décolonisation au Sahara occidental» en permettant, rappelle-t-il, «au peuple sahraoui d’exercer son droit inaliénable à l’autodétermination et à l’indépendance», a souligné le SG du Front Polisario. Si l’année qui s’achève a été «riche en victoires et en acquis» pour la juste cause du peuple sahraoui, il y va sans dire que celle qu’accueillent, demain les Sahraouis verra la consécration des acquis dont le SG du Front Polisario fait part autre que d’autres victoires pour le peuple sahraoui, ceux des camps des réfugiés, des territoires encore sous occupation marocaine et ceux des territoires libérés du Sahara occidental et de la diaspora sahraouie à l’étranger, au vu de l’élan continental et international qui s’affirme davantage, appelant à mettre fin à la dernière question de décolonisation en Afrique, inscrite à l’ONU et à l’Union africaine (UA). Si, pour Rabat, les manœuvres et les tergiversations ont été le fer de lance dans sa persistance à demeurer illégalement au Sahara occidental, notamment via sa proposition «d’autonomie» en opposition et violation du Droit International, pour la partie sahraouie, c’est la bataille de la force du droit qui est mise sur la table de  Genève et sa lutte légitime contre l’occupant marocain, au vu de la Légalité internationale.

Victoire de la République et du peuple syrien
Après l’appel des groupes armés kurdes des Unités de protection du peuple (YPG) à l’adresse des forces de l’armée syrienne à prendre position à Manbij, pour éviter toute offensive de l’armée turque et pour Damas la sauvegarde de sa souveraineté, la Syrie et son peuple terminent l’année 2018, en étant fortement confiants, dans le cours des évènements qui marqueront l’actualité syrienne, la nouvelle année 2019. Après les décantations et les conséquences des développements politico-militaires, en faveur de la République syrienne, durant l’année qui s’achève, la Syrie entame la nouvelle année, en occupant une position plus affirmée, dans le jeu géostratégique et géopolitique, qui n’a et ne cesse de dévoiler les contours que prendra sa fin, en faveur de Damas et de ses alliés et voire même de certains acteurs de la scène arabe, qui ont appelé au dialogue avant que le cours de la crise syrienne ne prenne une ampleur désastreuse, notamment sur le plan humain, durant plus de sept ans, avec la déferlante de milliers de terroristes, venus de différentes régions du monde, dont l’occident outre l’intervention illégale de pays : États-Unis, Turquie, Qatar, Arabie saoudite et les Émirats arabes unis, en Syrie, sans réussir à provoquer l’effondrement des institutions, comme ce fut le cas de la Libye. Dans son annonce du retrait de ses troupes de Syrie, la Maison-Blanche, dans une déclaration, avait indiqué que ce retrait avait déjà commencé. Damas entame cette nouvelle année, tout en étant confiante du cours que prendra son actualité, sur les plans politique, sécuritaire, diplomatique et même économique, le pays s’achemine vers une opération de grande ampleur, pour sa reconstruction dont ses alliés seront privilégiés, pour ne citer, que la Russie, l’Iran et la Chine. Le retour graduel à une vie politique moins bousculé par le bruit des armes marquera l’année 2019, de la République Syrienne et son peuple.

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Le Yémen et son peuple s’efforcent à faire taire les bombardements
La première réunion conjointe du Comité de coordination du redéploiement (RCC), chargé de superviser le cessez-le-feu à Hodeïda, au Yémen, a marqué la fin de l’année 2018, pour le Yémen et son peuple, pour se projeter notamment par ses conséquences et sa portée, sur le traitement du règlement de la crise yéménite, durant la nouvelle année qui s’annonce. Dans une résolution adoptée le 21 décembre dernier, les membres du Conseil de sécurité de l’ONU ont autorisé le Secrétaire général à établir et à déployer, «pour une période initiale de 30 jours», une équipe préparatoire de suivi sur le terrain, pour appuyer et faciliter la mise en œuvre immédiate de l’Accord de Stockholm. L’équipe est dirigée par le général Patrick Cammaert qui est arrivé à Hodeïda dimanche dernier. Au vu de l’enlisement de l’Arabie saoudite dans sa guerre contre le Yémen, le soutien américain, en novembre dernier, les États-Unis,  ont mis fin au ravitaillement américain des avions de la coalition» que dirige Ryadh, sans mettre fin à son soutien, en général, à la machine guerrière saoudienne contre le peuple du Yémen, où des milliers d’enfants souffrent de cette guerre outre de la famine, qui frappe ce pays.
Karima Bennour

Source : lecourrier-dalgerie

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