Réunion aujourd’hui à Vienne des pays producteurs de pétrole : La grande bataille de l’or noir

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Dans cette atmosphère qui met l’Algérie dans un contexte assez instable au plan de ses prévisions financières, les pays participants à la rencontre Opep-non-Opep, tiennent aujourd’hui et demain trois réunions à Vienne, en Autriche. Ils auront à examiner notamment la prolongation ou pas de l’accord de limitation de la production pétrolière.

L’efficacité sur l’accord de réduction de la production ratifié par les pays membres de l’Opep et leurs alliés producteurs non-Opep est remise en cause par les experts. A la veille d’une importante rencontre Opep-non Opep, ce constat n’est pas pour réjouir les décideurs des pays pétroliers, sachant que le taux de conformité aux accords d’ajustement volontaire de la production pétrolière entre l’Opep et ses partenaires avait atteint 120% au cours des quatre premiers mois de 2019. C’est à dire que malgré un dépassement des objectifs, le pétrole demeure toujours trop bon marché, ce qui inquiète plus d’un et risque d’amener l’Opep et ses alliés à perdre la main dans un marché, actuellement très concurrentiel, en raison des coups des producteurs de schiste américains et de la morosité de la croissance économique mondiale. Ces deux facteurs sont derrière la déprime des cours.
Il reste cependant que les inquiétudes qui planent sur le marché devraient, selon l’économiste et spécialiste des questions énergétiques, Mustapha Mekideche, faciliter l’obtention d’un accord à minima au moins. «La reconduction de l’accord (de limitation de la production) et les tensions au Moyen-Orient peuvent pousser vers une hausse des prix du brut, mais, à l’inverse, il y a d’autres fondamentaux du marché, de nature à tirer les prix vers le bas», note le spécialiste.
Pour sa part, le ministre de l’Energie, Mohamed Arkab mise sur un prix du baril oscillant entre 70 et 80 dollars. Selon lui, ce niveau des cours assure à la compagnie nationale des hydrocarbures, Sonatrach, la poursuite de ses programmes de développement. Un facteur essentiel pour garantir la compétitivité de la compagnie et, partant, le maintien des réserves d’hydrocarbures.
Dans cette atmosphère qui met l’Algérie dans un contexte assez instable au plan de ses prévisions financières, les pays participants à la rencontre Opep-non-Opep, tiennent aujourd’hui et demain trois réunions à Vienne, en Autriche. Ils auront à examiner notamment la prolongation ou pas de l’accord de limitation de la production pétrolière. Il s’agit en premier lieu, de la très attendue 15e réunion du Comité de suivi ministériel conjoint Opep et non Opep (JMMC), suivie de la 176ème Conférence de l’Opep. «Nous nous sommes mis d’accord. Nous allons prolonger cet accord, la Russie comme l’Arabie saoudite. Pendant quelle période? On va y réfléchir. Pour six ou neuf mois. Il est possible que ça soit jusqu’à neuf mois», a déclaré le Président Russe, Vladimir Poutine en marge du sommet du G20 tenu le week-end à Osaka (Japon).
De son côté, le ministre saoudien de l’Energie, Khaled Al-Falih a déclaré dimanche à Vienne que sa «préférence» allait à une reconduction de la limitation de l’offre pour une durée de neuf mois, et dans les mêmes volumes. «Nous allons en parler» lors des réunions des pays exportateurs de pétrole qui débutent lundi dans la Capitale autrichienne, a ajouté Al-Falih, en réponse aux journalistes.
Quant à l’Algérie, représentée à cette réunion par son Ministre de l’Energie, «l’objectif principal demeure le maintien de cet équilibre afin de pouvoir mobiliser tous les moyens nous permettant de développer la production et l’ensemble des projets importants pour les secteurs de l’énergie dans ces pays», a rappelé le Ministre.
Il convient de souligner que les réunions de l’Opep et ses partenaires interviennent dans un contexte géopolitique particulier marqué par des tensions entre les Etats-Unis et l’Iran qui est membre de l’Organisation pétrolière. Pour ce qui est des prix de l’or noir, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en août, a clôturé la séance de vendredi à 66,55 dollars à Londres, comme c’était le cas jeudi dernier.
Il est utile de souligner, enfin, que l’Algérie aux côtés de beaucoup de pays producteurs, se doit de faire montre d’un maximum de persévérance pour maintenir les prix de l’or noir à un niveau acceptable.
Anissa Mesdouf 

Source : ouestribune-dz

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