Réunion de Forces de l’alternative démocratique : Plaidoyer pour un dialogue sérieux pour dénouer la crise politique

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La société civile a multiplié les rencontres pour participer activement au processus de sortie de crise que vit l’Algérie depuis le 22 février dernier.

Après la tenue des rencontres ayant eu lieu durant le mois en cours, une nouvelle réunion de concertation a réuni hier une panoplie d’associations, partis politiques et acteurs de la société civile qui ont discuté des mécanismes qui mènent à dégager des solutions à la crise actuelle.
Les participants à la rencontre d’hier, issus du monde syndical et politique, dont la composition est dénommée «Forces de l’alternative démocratique», ont appelé à adopter l’option d’un dialogue sérieux.
En plus des personnalités nationales et organisations syndicales, la rencontre d’hier a regroupé le FFS, le RCD, le PT, le PST, le MDS, l’UCP, le PLD et Me Noureddine Benissad au nom de la LADDH.
Pour ce qui est des propositions, Mohecen Belabes, président du RCD, a appelé à une contribution collective de tous les acteurs progressistes pour l’amorce d’un dialogue sérieux avec une période de transition pour un changement réel.
Le patron du RCD a insisté sur la nécessité de «s’entendre sur les mécanismes de cette transition pour la mise en place d’une nouvelle gouvernance, car, le peuple est sorti pour dénoncer le système corrompu».
Du côté du FFS, Ali Laskri a appelé à la poursuite de la lutte démocratique pacifique pour engager le pays dans un véritable processus de transition, à travers l’ouverture d’un dialogue sérieux et franc lors d’une conférence souveraine.
Djeloul Djoudi qui représente le PT, évoque l’urgence de mettre en place une Assemblée nationale souveraine, chargée d’élaborer une nouvelle constitution à même de prendre en charge les préoccupations des citoyens et l’instauration d’un Etat de droit consacrant toutes les libertés.
Il a ainsi appelé à «la libération de tous les détenus d’opinion, notamment la première responsable du PT, Louiza Hanoune».
Quant à l’avocate Zoubida Assoul, présidente du parti de l’Union pour le changement et le progrès (UCP), elle a estimé que la solution à la crise actuelle était politique, d’où «la nécessité d’aller vers un dialogue regroupant l’ensemble des acteurs de la scène politique nationale, à travers des assises permettant de dégager une feuille de route de sortie de crise. Elle a appelé à assurer des garanties d’apaisement de la part du Pouvoir.
De son côté, Mahmoud Rachedi du PST, affirme qu’il faut aller vers un dialogue national qui débouchera sur l’élection d’une Assemblée constituante souveraine reflétant les aspirations populaires au changement, à la justice sociale et à l’équité.
Pour Fethi Gharas du MDS, les partis, les associations et les personnalités nationales, ont une responsabilité historique dans cette phase déterminante pour l’avenir du pays. «Nous devons organiser une rencontre nationale élargie à tous les partis, les associations, les syndicats et personnalités pour un vrai dialogue» a-t-il préconisé.
Enfin, l’avocat Noureddine Benissad de la Ligue algérienne de défense des droits de l’Homme (LADDH), a indiqué que le pays vivait une situation inédite obligeant ainsi les partis, les associations, les organisations syndicales et les personnalités nationales à faire un grand travail de sensibilisation politique et de pédagogie pour parvenir justement à un Etat de droit consacrant toutes les libertés.

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Alger: Samir Hamiche

 

Source : ouestribune-dz

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