RÉVÉLÉ DANS UN RAPPORT SUR LA CAMPAGNE CÉRÉALIÈRE FRANÇAISE 2018/2019 : «Hausse de 34% des importations, en blé, de l’Algérie»

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Selon un rapport publié par le site français Ports et Corridors consacré à la campagne céréalière 2018/2019, l’Algérie a importé, jusqu’à fin avril dernier, 4,6 millions de tonnes de blé tendre depuis la France, une quantité en hausse de 34% par rapport aux quantités importées, par les autorités algériennes, durant la saison 2017/2018. Des chiffres qui attestent que pour la campagne céréalière 2018/2019, l’Algérie reste encore le premier client des exportations françaises de blé.

Pour la campagne céréalière 2018/2019, l’Algérie reste le premier client des exportations de blé de la France et selon l’agence Reuters notre pays a acheté, durant le mois d’août dernier, 36% des exportations de blé de la France, soit une quantité estimée à 449 000 tonnes. Même si ce chiffre est en baisse par rapport à la quantité du blé français acheté par Alger, juillet dernier, qui s’élève à 495 000 tonnes, soit 35,3% des exportations française, l’Algérie demeure de loin le premier client de la France dans ses exportations de cette denrée. Entre juillet et août derniers, l’Algérie a importé, de la France, 944 000 tonnes de blé tendre, indique l’agence Reuters, une quantité à ajouter aux 4,6 millions de tonnes achetées jusqu’à fin avril à l’Hexagone, la France demeure ainsi le premier fournisseur de cette denrée pour l’Algérie. Alors que le pays peine, à ce jour, à réduire cette dépendance du blé français, d’une manière significative, en boostant réellement la production nationale, des experts s’interrogent sur les raisons à l’origine de l’achat de ces grandes quantités uniquement de la France, alors que la diversifications des fournisseurs ouvrent la voie de nouvelles perspectives de partenariat outre la réduction de la facture, sur fond des règles de la concurrence entre les pays fournisseurs. Selon le rapport publié par le site français Ports et Corridors, 55% des approvisionnements de l’Algérie durant cette période ont été fournis par les céréaliers français et que ces quantités de blé constituent le triple de ce que l’Algérie a importé de l’Hexagone durant la période 2016/2017. Août dernier, le ministre du Commerce, Saïd Djellab avait annoncé, qu’en raison de l’abondance de la production nationale et des mesures prises à l’encontre des minoteries frauduleuses, l’Algérie a la «possibilité de ne pas recourir à l’importation» de blé, a affirmé le ministre du Commerce. Déclarant en effet que « la production abondante de différents types de céréales enregistrée cette année et la valorisation du produit national de blé dur, tendre et d’orge », cette dynamique permettra, a-t-il poursuivi « de ne pas recourir à l’importation du blé cette année» a affirmé le ministre, le 2 août dernier, lors d’une visite de travail à El-Taref, dans l’est du pays.
Samedi dernier, le ministre de l’agriculture, Cherif Omari, a fait savoir, qu’ « une feuille de route » portant une nouvelle stratégie en matière de développement de la production de blé tende « sera élaborée et soumise prochainement au gouvernement » a-t-il précisé, à partir de Médéa. Poursuivant, il a indiqué qu’ « en dépit des quantités importantes de blé dur et d’orge récoltées cette année, les besoins du pays en blé tendre restent élevés » souligne-t-il , d’où notre souci, poursuit-il, «  de développer cette production et conforter notre sécurité alimentaire », a indiqué M. Omari, en marge du lancement de la campagne labours-semailles 2019/2020, à partir de Tameda, dans la commune de Souagui, à l’est de Médéa. Confortable dans sa posture de premier fournisseur au marché algérien, en quantité importante, notamment du blé tendre, la France œuvre à maintenir et également consolider sa position, dans ce secteur, sur le marché algérien, du fait de la rude concurrence de partenaires étrangers, dont principalement la Russie, fortement intéressée par le marché algérien et à moindre mesure avec l’Argentine dont la présence actuelle sur le marché algérien n’est pas concurrentielle, avec la position de la France. Dans le rapport précité consacré à la campagne céréalière française 2018/2019, il a été question du rappel d’un lot de 21 tonnes de blé russe envoyé en Algérie pour des analyses et le site français Ports et Corridors, a souligné qu’avec la hausse de sa production prévue en 2019, « la Russie pourrait être le trouble-fête des Français » sur le marché algérien. Mai dernier, Rémi Haquin, président de l’Établissement national des produits de l’agriculture et de la mer (FranceAgriMer), cité dans le rapport de mai dernier, Ports et Corridors, a affirmé que «la question se pose de savoi, si la France saura tenir son rôle lors de la prochaine campagne» et qu’ en plus, poursuit-on « des prix du pétrole défavorables pour l’économie algérienne, il y a une inquiétude de voir le blé russe prendre des parts importantes dans le marché algérien », selon lui. Le même rapport avait indiqué que durant la saison 2018/2019, l’Algérie « avait produit 3,9 millions de tonnes de blé, quantité en hausse de 61% par rapport à la saison précédente » et que «le gouvernement algérien a prévu de rendre le pays autosuffisant en blé dur pour les prochaines années, » a précisé Ports et Corridors.
Karima Bennour

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