Sahara occidental : Complicité de l’UE dans l’exploitation de la pêche par le Maroc

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WRSW; l’observatoire des ressources du Sahara occidental, révèle qu’en 2017, le Maroc a consacré la majeure partie du soutien sectoriel de l’Union européenne (UE) pour la pêche au développement illégal de cette industrie au Sahara occidental occupé, avec «l’approbation explicite» de l’Union Européenne.
Dans le cadre du protocole entre les deux parties, le Maroc reçoit de l’UE une aide annuelle de 14 millions d’euros pour le développement de son secteur de pêche, mais le gouvernement marocain consacre «une part importante» de ce soutien à l’expansion illégale de l’industrie de la pêche dans la partie du Sahara occidental qu’il occupe depuis 1975, relève l’observatoire dans un communiqué. Il précise que le rapport 2017 sur les dépenses sectorielles du Maroc démontre que cette situation se répète pour la troisième année consécutive. En décembre 2016, la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) a conclu que les accords d’association et de commerce entre l’UE et le Maroc ne sont pas applicables au Sahara occidental qui est un territoire distinct du Maroc. WSRW rappelle que «le seul moyen de rendre légal l’application de tels accords au Sahara occidental est d’obtenir le consentement explicite du peuple sahraoui, or, ce dernier n’a jamais été consulté», regrette l’observatoire.Il dénonce également que l’UE «a fermé les yeux sur cette condition légale et a entamé des négociations avec le Maroc pour modifier l’accord commercial afin qu’il incorpore le Sahara occidental».WSRW estime que le rapport du Maroc sur ses dépenses de fonds de l’UE «illustre l’approche absurdement différente de l’UE vis-à-vis des territoires occupés de la Palestine et du Sahara occidental». L’observatoire relève qu’à l’expiration du Protocole, en juillet 2018, le Maroc aura reçu un montant total de 56 millions d’euros en soutien sectoriel à la pêche. «De son propre aveu, le gouvernement marocain aura dépensé au moins 66,5% de ce montant ( 37,27 millions d’euros) au Sahara occidental occupé», relève-t-il. WSRW souligne par ailleurs, que dans son rapport annuel, le Maroc demande à l’UE de financer 36 de ses projets de pêche, dont 15 sont situés au Sahara occidental occupé et 13 y sont prévus partiellement. Seulement 7 projets vont être réalisés au Maroc, relève WSRW. L’Observatoire affirme que la Commission européenne est «pleinement consciente» qu’elle finance les projets de pêche du Maroc au Sahara occidental occupé.
D’un autre côté, l’Assemblée générale (AG) de l’Union des juristes sahraouis a dénoncé la politique de pillage et d’exploitation illégale des ressources naturelles du Sahara occidental exercée par l’occupant marocain ainsi que les procès iniques contre les détenus du groupe Gdeim Izik, appelant la communauté internationale à faire pression sur le Maroc pour l’amener à se conformer à la légalité internationale, et à mettre en place un mécanisme onusien pour la protection du peuple sahraoui. L’Union des juristes sahraouis a réaffirmé, lors des travaux pour le renouvellement de ses structures, son «soutien total au combat de libération et d’édification sous la direction du front Polisario, seul et unique représentant légitime du peuple sahraoui». L’assemblée générale a également condamné le pillage et l’exploitation illégale des ressources naturelles sahraouies, la politique discriminative et arbitraire et la marginalisation exercée par les autorités de l’occupation marocaine contre les travailleurs et les citoyens sahraouis dans les villes occupées et au sud du Maroc. Elle a, aussi, exprimé sa «solidarité avec les détenus politiques sahraouis dans les prisons marocaines, exigeant leur libération immédiate et inconditionnelle. L’Union a appelé à la création d’un mécanisme onusien à travers la mission des Nations unies pour le référendum au Sahara occidental (Minurso) dans le but d’assurer une protection internationale au peuple sahraoui. Elle a en outre appelé le gouvernement marocain à «la libération des 151 prisonniers de guerre sahraouis», insistant sur l’impératif de «mettre la lumière sur le sort des disparus sahraouis et de faciliter l’accès des médias, des observateurs, personnalités et délégations parlementaires internationales aux territoires sahraouis occupés».
L’Assemblée générale des juristes sahraouis a exhorté toutes les composantes du peuple sahraoui à «resserrer les rangs pour faire face à l’occupation marocaine et déjouer ses plans abjects», affirmant que «la résistance demeure la seule voie pour parvenir à la libération de notre peuple et de notre patrie». Salama Bachir membre du secrétariat national de l’Union générale des travailleurs de Sakiet el Hamra et Oued Edhahab (UGTSARIO), qui a dirigé les travaux de cette rencontre, a mis en avant le rôle des unions professionnelles en tant que fondements de l’union de par leur contribution positive à la défense de la cause nationale sahraouie devant la politique coloniale imposée par le Maroc aux Sahraouis».
Il a également appelé les Sahraouis à travailler et à renforcer les acquis de l’État sahraoui à tous les niveaux. Les travaux ont été marqués par la présentation du rapport moral de l’action de l’Union des juristes sahraouis, le débat et l’adoption des projets du statut et du programme d’action national. Il a également été procédé à l’élection du bureau national de l’Assemblée générale et du nouveau secrétaire général de l’Union des juristes sahraouis.
M. B.

Source : lecourrier-dalgerie

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