Un responsable au ministère de la Santé rassure : «Le moustique tigre ne constitue pas un danger pour la santé publique»

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Les autorités, par la voix du ministère de la Santé, rassurent contre le risque de prolifération du moustique tigre en Algérie comme fut le cas dans quelques pays. En effet, faut-il s’inquiéter du risque qu’engendre cette espèce d’insectes connus pour être transporteurs de plusieurs types de virus et maladies ?

Alors que la présence du moustique tigre en Algérie est loin d’être alarmiste mais des cas ont été signalés récemment notamment dans quelques localités d’Alger et dans d’autres wilayas côtières du pays.
Pour se protéger du danger que présente l’insecte, des spécialistes ont appelé au lancement de mesures préventives. Ainsi, suite à la publication, ces derniers jours, d’articles dans la presse nationale faisant état de la présence du moustique tigre en Algérie, le Directeur de la prévention au ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, Dr. Djamel Fourar, a réagi hier lors de la Journée de sensibilisation sur le moustique tigre organisée au profit du public, par le ministère de la Santé, en coordination avec l’Institut Pasteur, l’Etablissement d’hygiène urbaine et de protection de l’environnement de la wilaya d’Alger (ex Hurbal) et le Bureau d’hygiène de la commune de Kouba (placette de l’APC).
Dr. Fourar a minimisé la dangerosité de cet insecte, déclarant que « le moustique tigre ne constituait pas un danger pour la santé publique, si ce n’est quelques désagréments se manifestant par des démangeaisons et apparition de cloques ». Pour le représentant du ministre de la Santé, il n’y a pas jusqu’à présent des « symptômes de virus dangereux qui ont été enregistrés ».
Afin de rassurer les citoyens et dissiper les craintes, Dr Fourar tient à rassurer que « le moustique tigre qui a envahi, au cours des dernières semaines, certaines wilayas côtières, ne constituait pas un danger pour la santé publique, si ce n’est quelques désagréments se manifestant par des démangeaisons, apparition de cloques et des allergies cutanées». Les piqûres de moustique tigre «n’ont entraîné, jusqu’à présent, aucun symptôme de virus dangereux enregistré, en particulier, dans les régions d’Asie du sud-est, tels que le chikungunya et la dengue ».
En plus des assurances fournies par Dr Fourar, celui-ci a profité de cette occasion pour avancer des conseils à l’adresse des citoyens s’agissant de quelques mesures qu’ils devraient prendre afin d’éviter les risques de propagation de virus à travers le moustique-tigre.
Le responsable a ainsi appelé les citoyens « à éliminer les points d’eau stagnante qui pourraient favoriser sa reproduction ».
Par ailleurs, le représentant du ministre de la Santé a appelé les citoyens victimes de piqûres et présentant des symptômes d’allergie et des cloques à se présenter aux centres de santé de proximité, en vue d’y recevoir les soins.
Il a indiqué que le moustique-tigre s’est propagé, au cours des dernières années, depuis la région d’Asie du sud-est (sa zone endémique), dans plusieurs pays, notamment du bassin méditerranéen. «La lutte contre cet insecte exigeait la conjugaison des efforts de plusieurs secteurs, à l’instar des ministères de la Communication, de l’Agriculture et de la Santé », a-t-il préconisé.
Au cours de la journée de sensibilisation d’hier, un autre intervenant, à savoir Dr. Zoubir Harrat, directeur général de l’Institut Pasteur d’Algérie, a précisé que ce rendez-vous a pour objectif de sensibiliser les citoyens et leur expliquer les mesures à prendre en cas de piqûre.
« Cette journée de sensibilisation vise à faire connaître aux citoyens les dispositions à prendre pour contribuer à la prévention et à la lutte contre la prolifération du moustique tigre mais aussi les mesures à prendre en cas de piqûres, notamment après les nombreux appels téléphoniques reçus par l’Institut de citoyens se plaignant de ce moustique et en quête de conseils ».
Dans ce sillage Dr. Harrat a souligné la nécessité « d’éliminer les eaux stagnantes qui favorisent la reproduction du moustique autour des domiciles, de supprimer les pneus usagers et tout autre objet pouvant contenir de l’eau, changer l’eau des vases régulièrement et couvrir les récipients et autres réceptacles d’eau ». Dans son intervention, Dr. Harrat a ensuite expliqué les raisons derrière la prolifération enregistrée récemment du moustique-tigre dans quelques localités du pays. Pour lui, «la prolifération du moustique tigre qui pique principalement à l’aube et au crépuscule a été favorisée par les fortes pluies qu’ont connues certaines régions du pays et la hausse des températures ».
De son côté, Salima Cheikh qui est responsable du service de lutte contre les zoonoses et les maladies vectorielles à l’Etablissement de l’hygiène urbaine et de la protection de l’environnement de la wilaya d’Alger a appelé à éliminer les points d’eau stagnante comme mesures préventives contre la prolifération de l’insecte. Elle a ainsi souligné le rôle de son établissement dans la lutte contre le moustique tigre à travers ses opérations de fumigation mais aussi en matière de sensibilisation des citoyens à la nécessité impérieuse d’éliminer les points d’eau stagnante pour éviter la prolifération de cet insecte dont la présence est inhabituelle en Algérie.
Samir Hamiche

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