Chronique d’une dérive de la gouvernance

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Il était peut-être temps : le Premier ministre Abdelaziz Djerad a été instruit par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, d’élaborer une loi criminalisant toutes formes de racisme, de régionalisme et de discours de la haine dans le pays.

S’il faut sans doute se réjouir que l’Exécutif, dont la légitimité demeure cependant contestée, ait décidé enfin de mettre le holà sur toutes les “formes” de racisme, de régionalisme et de discours de la haine, dont la propagation a pris des proportions alarmantes ces derniers temps, notamment sur les réseaux sociaux, il reste que le communiqué pèche par quelque confusion.

Qui est ciblé par ce projet de loi ? Les porteurs de l’emblème amazigh sont-ils concernés ? Les partisans du séparatisme ? Car avant que ce discours, parfois inspiré par des officines pour des objectifs occultes, ne soit le fait de citoyens ordinaires ou d’agents intéressés, force est de constater qu’il a été parrainé par le… pouvoir lui-même et parfois même par des responsables, comme vient de le faire le directeur de la culture de la wilaya de M’sila, sorti de l’anonymat après ses propos incendiaires souillant la mémoire d’Abane Ramdane.

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