Confidentiel. Beldjoud utilise un cadre du ministère de l’Energie suspendu de ses fonctions pour espionner.. Arkab

C’est une drôle d’affaire qui nous renseigne encore davantage sur les dérives claniques et les tensions malsaines qui minent l’actuel gouvernement algérien. Au ministère de l’Energie, un cadre suspendu de ses fonctions, en raison de son implication avérée dans plusieurs pratiques scandaleuses liées à notamment à un large trafic d’influence, a été utilisé par le ministère de l’Intérieur, Kamel Beldjoud, pour espionner tous les faits et gestes de Mohamed Arkab, le ministre de l’Energie. 

Algérie Part a pu effectivement confirmer au cours de ses investigations que Mourad Khaldi, l’ancien chef de la sécurité interne au ministère de l’Energie, a été instrumentalisé par les Renseignements Généraux (RG) de la DGSN, à savoir la Police algérienne, pour obtenir des informations détaillées sur toutes les activités gérées et toutes les personnes rencontrées par le ministre de l’Energie, Mohamed Arkab.

Il est à signaler que Mourad Khaldi est un personnage sulfureux et controversé sur lequel Algérie Part a fait de nombreuses révélations concernant ses comportements immoraux et répréhensibles. Mourad Khaldi prétendait être un colonel des services secrets algériens et se faisait remarquer par son comportement indélicat et menaçant à l’encontre des hauts responsables du ministère de l’Energie. Il exerçait de fortes pressions à l’encontre des cadres et directeurs centraux du ministère de l’Energie pour les « délester » de toutes les pièces et informations concernant les dossiers les plus confidentiels de ce département ministériel névralgique pour le développement du pays. Il abusait outrageusement de sa proximité supposée avec certains « généraux » dont il prétendait servir aveuglement pour conserver son influence au sein du ministère de l’Energie

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Au mois d’octobre dernier, Mohamed Arkab a décidé, enfin, de sévir et de suspendre de ses fonctions le « faux colonel » Mourad Khaldi pour le remplacer par un autre cadre dont la probité ne suscite aucun doute. Il s’agit d’un certain Bouzidi Lakhdar qui a revu entièrement la gestion du département de la sécurité interne au sein du ministère de l’Energie pour s’émanciper de l’héritage catastrophique de son prédécesseur Mourad Khaldi.

Or, ce dernier a fait actionner ses relais au plus haut sommet du pouvoir algérien pour s’accrocher encore à ses privilèges et retrouver son poste au ministère de l’Energie. Des émissaires ont été ainsi dépêchés par Mourad Khaldi pour demander des interventions à plusieurs caciques du régime algérien afin de lui obtenir une réhabilitation en bonne et due au forme à la suite de sa suspension par Mohamed Arkab.

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Et c’est auprès du ministre de l’Intérieur, Kamel Beldjoud, que le « faux colonel » Mourad Khaldi a trouvé une oreille attentive à ses doléances. Mais en contrepartie d’une « protection » qui lui serait offerte par le ministre de l’Intérieur, Mourad Khaldi a accepté de jouer à « l’espion » en rapportant à ses interlocuteurs au sein des RG tous les moindres faits et gestes de Mohamed Arkab ainsi que de tous les membres de son cabinet. Des informations très confidentielles sont parvenues ainsi à Kamel Beldjoud qui s’est lancé depuis plusieurs semaines dans une véritable « croisade » contre les autres anciens membres du gouvernement pour asseoir sa domination sur l’exécutif et s’imposer auprès de la Présidence algérienne comme le véritable « contrôleur » de tous les ministres en fonction. Une mission que Beldjoud espère accomplir à « merveille » pour réaliser son ultime rêve : devenir le prochain… Premier-ministre.

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