Confidentiel. Crise économique et sociale en Algérie : les services de sécurité et l’Armée craignent le retour de bâton

Algerie Part Plus – L’impact dangereux de l’actuelle situation économique et financière déplorable du pays sur la sécurité nationale inquiète particulièrement les services de sécurité et l’Armée algérienne, a pu confirmer Algérie Part au cours de ses investigations. Les retombées du chômage massif en forte augmentation, de la paralysie de l’économie nationale et de l’appauvrissement de la population sur la stabilité politique et la sécurité du pays ont été longuement abordés au cours de la dernière rencontre de la réunion du Haut Conseil de Sécurité qui s’est tenue le mercredi 18 août dernier, a-t-on pu confirmer auprès de plusieurs sources concordantes. 

Le Président Abdelmadjid Tebboune a été pressé lors de cette réunion par plusieurs hauts responsables de l’Institution Militaire de prendre en considération l’énorme risque d’insécurité et d’instabilité qui menace le pays en raison de l’actuelle situation économique qui n’est guère reluisante. Des responsables militaires ont pris la parole au cours de la réunion du Haut Conseil de Sécurité pour communiquer des informations et des analyses sur de fortes probables manifestations de colère de franges entières de la population à cause de l’appauvrissement accéléré dont elles font l’objet depuis 2020. Les chefs de services de sécurité présents à cette réunion ont abondé dans le même sens en faisant part de leurs craintes « d’un retour de bâton » dés cette rentrée sociale.

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En clair, les services de sécurité craignent un risque élevé de la reprise de la contestation  populaire ou des manifestations sociales violentes à cause de la détresse sociale et mauvaise conjoncture économique qui prévaut dans l’ensemble du pays. L’Armée comme les services de sécurité redoutent ainsi un retour aux marches populaires qui pourraient s’accompagner par des dérapages inquiétants contre l’ordre public à cause de ce sentiment de désespoir qui grandit au sein de la population faute de perspectives économiques et financières rassurantes.

L’institution militaire et les services de sécurité ont réclamé ainsi des mesures concrètes et urgentes pour réduire ce risque d’instabilité et éviter ainsi de nouvelles perturbations sur le front sociales qui aboutiront à une autre dangereuse crise politique. Confronté à ces analyses et fortes inquiétudes,  Abdelmadjid Tebboune s’est engagé à prendre des mesures dans les plus brefs délais. Et c’est dans ce contexte qu’il a instruit le gouvernement de cesser le harcèlement judiciaire et sécuritaire dont font l’objet les cadres de l’administration algérienne en raison de décisions administratives ayant profité aux oligarques de l’ère Bouteflika.

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Cet harcèlement a provoqué le gel de la délivrance de toutes les autorisations nécessaires à la relance de l’investissement et activités économiques dans le pays aggravant ainsi la récession économique qui étouffe grandement, et au quotidien, les Algériennes et Algériens. Mais cette mesure sera-t-elle suffisante ? Pas si sûr car le machine économique nationale est totalement grippée faute d’un véritable plan de relance et de refinancement pour créer de nouveaux emplois et doter le pays de nouveaux ambitieux projets.

 

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