Confidentiel. Des dispositifs médicaux bloqués sous douane à Oran : de nombreux patients algériens en danger

C’est une nouvelle situation de blocage qui risque de mettre en péril la vie des patients algériens. Une importante quantité de dispositifs médicaux est bloquée sous douane à Oran alors que des patients souffrants attendent avec impatience ces dispositifs pour pouvoir se soigner dans le cadre de leur traitement médical. 

Selon nos investigations, il s’agit de plusieurs dizaines de prothèses vasculaires JOTEC (en polyester et en PTFE) qui sont bloquées sous douane à l’aéroport d’Oran. Et pourtant, la gamme des prothèses  vasculaire synthétique JOTEC a été enregistrée au Ministère de la santé en 2005. Au moins 100 unités de ces dispositifs médicaux sont concernées par ce blocage. Ce qui représente une valeur globale de 18000 euros. 

Ces prothèses sont destinées à de nombreux patients souffrant d’artériopathie oblitérante des membres inférieurs. Cette maladie est très fréquente chez les diabétiques. Il faut savoir que sur le plan médical,  l’arthériopathie oblitérante des membres inférieurs (AOMI) se définit par un rétrécissement du calibre des artères des membres inférieurs, entraînant des symptômes à la fois douloureux et cardiovasculaires. L’artériopathie oblitérante des membres inférieurs (AOMI) se caractérise par une diminution du diamètre des artères irriguant les membres inférieurs : hanches, jambes, pieds, etc.

C’est dire donc que cette maladie est dangereuse et les patients algériens ont besoin de ces dispositifs médicaux qui sont bloqués à Oran. Ces patients doivent être opérés et ont  besoin de ces prothèses pour accomplir les opérations chirurgicales. Faute de quoi, les malades risquent d’être amputés et de développer d’autres complications comme l’aggravation d’une insuffisance rénale ou le déséquilibre d’un diabète, a-t-on appris auprès de plusieurs sources médicales qui n’ont pas cessé de souligner la fragilité de ces patients.

De son côté, l’opérateur qui doit commercialiser ces prothèses auprès des établissements de santé en Algérie assure qu’il avait saisi La Direction de la pharmacie du ministère de la Santé. Celle-ci  l’a obligé en 2017 à payer  une taxe de 300.000,00 DA pour la sous-gamme des prothèses en polyester et 300.000,00 DA pour la sous -gamme des prothèses en PTFE. Les 2 taxes, soit un total de 600.000,00 DA ont été bel et bien payées en 2017, a-t-on constaté au cours de nos investigations.

En dépit de cela, les dispositifs médicaux n’ont toujours pas été débloqués par le ministère de la Santé. Une situation anormale et très dangereuse à cause de laquelle certains patients algériens sont contraints de partir se soigner à l’étranger en consentant à des dépenses onéreuses en devises.

Source : Algerie-part

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