Confidentiel. Le Wali d’Ouargla chasse le DRH du groupe Sonatrach et laisse éclater sa colère

Algerie Part Plus  – Un incident inédit s’est produit à la wilaya d’Ouargla où l’actuel Wali, Aboubaker Essedik Boucetta, a chassé hier lundi le premier directeur des Ressources Humaines au niveau de la Direction Générale de Sonatrach à Alger, Azzedine Djouabri. Le chef département développement du personnel de SONATRACH a été dépêché à Ouargla par le PDG Toufik Hakkar pour plaider la sincérité et la bonne volonté du groupe de Sonatrach dans ses efforts de créer des emplois au profit des jeunes de cette wilaya qui connaît depuis maintenant une semaine de violentes protestations sociales et des émeutes ayant causé plusieurs blessés graves. 

Mais le Wali d’Ouargla n’a pas réservé un accueil chaleureux à l’émissaire du PDG de Sonatrach. Azzedine Djouabri a été chassé par un Wali en colère qui a accusé ouvertement Sonatrach d’avoir aggravé les frustrations des jeunes de la région avec sa politique de recrutement profondément minée par le népotisme et le régionalisme. Les deux maux que dénoncent avec véhémence les jeunes manifestants et émeutiers des localités d’Ouargla.

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Le Wali a « prié » Azzedine Djouabri de quitter son bureau au niveau du siège de la wilaya et de ne plus tenter d’y remettre les pieds tant que cette crise de l’emploi perdure dans la région en provoquant de violentes manifestations. Le Wali d’Ouargla en veut énormément à la direction générale de Sonatrach qui a fait miroiter de nombreux rêves aux jeunes de la région avec des promesses qui… finalement ne seront jamais tenues. Les investissements de Sonatrach sont en train de baisser drastiquement à Hassi Messaoud et ses environs provoquant un ralentissement important de l’activité économique du secteur des hydrocarbures, le seul pourvoyeur d’emplois au niveau des localités d’Ouargla.

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Le recrutement opaque des travailleurs depuis les autres wilayas du pays et le clanisme qui s’est nettement aggravé depuis l’arrivée aux commandes de la compagnie nationale des hydrocarbures de Toufik Hakkar ont fini par provoquer une explosion de colère à Ouargla. Le Wali subit les foudres de cette colère populaire et réclame, désormais, des comptes à la direction générale de Sonatrach.

 

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