Confidentiel. Tayeb Louh ses trois villas et son beau-frère qui lègue ses propriétés à la mère de son associé

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Le ministre algérien de la justice Tayeb Louh le 20 décembre 2015, Alger, Algérie. (Photo by Nacerdine ZEBAR/Gamma-Rapho via Getty Images)

Le mouvement populaire qui ébranle chaque vendredi les rues de toutes les villes algériennes a semé une véritable panique dans le clan de Tayeb Louh, ministre de la Justice et l’un des piliers du régime algérien ces dernières années. Pour preuve, depuis le 22 février dernier, Tayeb Louh a suspendu les travaux de construction de sa 4e villa à Tlemcen. Le vent a tourné et le puissant ministre de la Justice est aujourd’hui sur la sellette. 

Les puissants détenteurs du pouvoir au plus haut sommet de l’Etat ne peuvent plus protéger le ministre qui a saccagé la justice algérienne en orchestrant sciemment l’emprisonnement de plusieurs opposants, journalistes ou simples innocents qui dérangeaient le pouvoir algérien. Mais si Tayeb Louh abandonne sa 4e villa, il conserve toujours ses trois autres villas. Et pour protéger ses biens immobiliers, le ministre apeuré par le changement est en train de céder ses parts à ses proches notamment sa fille adoptive qui vient d’hériter de sa somptueuse villa à Dely Ibrahim. En revanche, les deux autres villas situées à Staouéli (Alger) et Tlemcen demeurent toujours la propriété de ce ministre qui ne peut guère justifier la provenance légale des fonds ayant servi à l’acquisition de ces biens immobiliers.

D’autre part, ce même sentiment de panique est en train de terrifier également le beau-frère de Tayeb Louh, le sénateur Ouraghi Ahmed. Ce dernier détient de nombreuses affaires dont certains projets portent le nom de son associé Ghemadi Mohamed, un personnage sulfureux qui n’a pas cessé de susciter des polémiques en raison de ses activités louches durant toutes ces dernières années dans la région de Tlemcen. Craignant une inévitable « chute » dans le sillage de ce mouvement populaire qui réclame le changement radical du régime algérien, Ouraghi Ahmed a commencé à léguer plusieurs de ses biens et commerces à la mère de son associé, Ghemadi Mohamed, dans le but de se protéger contre des éventuelles poursuites judiciaires lors de la prochaine disgrâce de son protecteur, son beau-frère Tayeb Louh.

Soulignons enfin que le sénateur Ouraghi Ahmed est derrière le Mirage Club de l’hôtel Renaissance, une entreprise de travaux publics, 7 cafétérias, un cabaret ainsi que d’autres biens et entreprises avec des registres de commerce falsifiés. Algérie Part poursuit ses investigations et publiera prochainement de nouvelles révélations sur les activités du clan de Tayeb Louh.

LA REDACTION

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