Covid-19 à Sétif en Algérie : la pandémie emporte un deuxième médecin en une semaine

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Algérie Dans la nuit du samedi au dimanche 11 juillet, à Sétif un deuxième Docteur  Algérien a rendu l’âme. Sa mort intervient quelques jours après celle du Dr Slimane Bentouhami (50 ans), médecin chef du service de pneumologie à l’hôpital de Aïn Oulmene, chef-lieu de daïra situé à 32 km au sud de Sétif. 

la mort de ces deux médecins vient  provoqué  une terrible tension sur les structures hospitalières saturées, particulièrement le CHU de Sétif. Avec un seul centre hospitalo-universitaire datant de «l’ère coloniale», la deuxième wilaya du pays en nombre d’habitants est, le moins que l’on puisse dire, très limitée en structures d’hospitalisation.

Le déficit n’arrange pas les soignants n’ayant pas les coudées franches. «La 3e vague de la Covid-19 nous donne du fil à retordre. Le flux des personnes contaminées provoque la surcharge du service où sont hospitalisés 22 patients. L’insouciance d’une grande partie de la population faisant preuve d’un relâchement inquiétant est à l’origine de la flambée. Sans le respect strict des mesures barrières et l’accélération de la vaccination de masse, tous les efforts des différents intervenants seront vains», révèle le Pr Rachid Malek, médecin chef de médecine interne au CHU, où le manque d’oxygène n’est plus d’actualité.

En ayant gros sur le cœur, son collègue le Pr Abdelhak Moumeni, médecin chef du service de pneumologie, insiste sur le déficit en lits de réanimation. «La situation est inquiétante. Elle est identique à celle de la même période de 2020. Prenant en charge 32 malades testés positifs par PCR, le service a enregistré trois décès durant le week-end. Le manque de lits de réanimation ne nous facilite pas la tâche. Avant de penser à un deuxième CHU, il est impératif de construire en urgence un bloc de réanimation, comme on l’a fait à Constantine. Pour un CHU de plus de 900 lits, une unité de réanimation de 10 à 14 lits ne peut, avec le savoir et la bonne volonté de sa composante, répondre à une très forte demande. Pour l’intérêt général, nous devons, par ailleurs et tant qu’il est temps, interdire momentanément les fêtes de mariage et les autres sources de la recrudescence»

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