Crise alimentaire et sanitaire en Algérie : un grand dilemme pour le pays de tebboune.

Algérie -L’Algérie fait face à une situation très délicate en début de cette année 2022. Hormis, la crise sanitaire qui sévit, le simple citoyen qui peinait déjà à joindre les deux bouts, doit dorénavant faire face à une hausse des prix, même de produits jadis relativement accessibles.

En effet, l’huile de table ainsi que le lait et ses dérivés sont en manque dans les produits alimentaires algériens. Les Algériens se sont également heurtés dès le début de 2022 aux menaces de certains boulangers qui veulent vendre la baguette subventionnée à 15 dinars l’unité. Dans les marchés, certains fruits et légumes font rentrer bien des salariés bredouilles, le couffin vide, à leurs foyers. En plus des prix des produits, ceux des services suivent aussi dans la hausse. Coiffeurs, médecins, cafétérias, mais aussi fast-food, et certains transporteurs, n’ont pas hésité à revoir leurs tarifs à la hausse.
Si certains citoyens trouvent encore la force de gérer la situation, notamment sur les réseaux sociaux, d’autres n’arrivent pas à se convaincre de la flambée, et s’interrogent suffisamment, et de plus en plus, sur les raisons d’une telle flambée. La conjoncture a fait quand même qu’un couple ayant à sa charge des enfants, et dont le salaire ne dépasse pas les 50.000 dinars, ne peut plus prétendre à une vie digne.

Entre crise sanitaire et cherté de la vie

Le président de l’APOCE n’a pas caché son mécontentement vis-à-vis de certaines hausses qu’il a jugées injustifiées. Il a spécialement indiqué que les raisons de la flambée des prix des viandes rouges et blanches ainsi que du lait et de ses dérivés restent floues. Il estime que les éleveurs et les commerçants doivent encore s’expliquer. Ces hausses, surtout celles injustifiées, donnent l’impression que l’on a affaire à un marché « sauvage », dénonce Zebdi. Il assure que les autorités doivent mettre un terme à ses dépassements au plus vite, au risque de voir la situation empirer.
La situation devient d’autant plus intolérable, psychologiquement, mais aussi financièrement, quand la pandémie menace de mettre un terme à certains commerces, et à causer des licenciements, ou du moins des congés non payés, au niveau de certaines entreprises. Comme si cela ne suffisait pas, la pandémie est de retour, et elle amorce un nouveau pic épidémique, sur fond de menace d’un tsunami de contaminations à cause du variant Omicron.

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Quelles solutions ?

Devant cette crise multidimensionnelle, le gouvernement n’a pas encore activé des restrictions concernant la pandémie, tandis qu’il a annoncé des hausses dans les salaires. Une mesure que certains jugent insuffisant, et d’autres vont jusqu’à trouver contre-productif. C’est le cas d’Abderrahmane Mebtoul, économiste, qui estime que l’on fait face à un « terrorisme bureaucratique ». Il explique que l’inflation aura un impact considérable sur le pouvoir d’achat et sur la cohésion sociale, et c’est pour cela qu’il est urgent de travailler sur les problèmes budgétaires et surtout de limiter le taux de chômage.L’expert a également mis en garde contre la vision populiste du problème, et il a provoqué que la hausse des salaires va accélérer l’inflation, ce qui impactera négativement les franges les plus fragiles de la société. Mebtoul indique aussi que la solution demeure dans la lutte contre « le terrorisme bureaucratique » et la corruption, qui gangrènent toutes les innovations.
La sortie de crise ne peut naitre que d’un « sacrifice commun », indique cet expert, qui explique que les réformes structurelles doivent équilibrer entre l’efficacité économique et la justice sociale. Un chemin qui s’annonce long et douloureux.

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