Crise politique : Said Sadi plaide pour une transition avec présidence collégiale

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Dans une contribution intitulée « L’heure des choix » et publiée il y a quelques instants sur sa page Facebook, le Dr Said, en réponse aux interrogations sur l’avenir du mouvement national, préconise une période de transition politique dirigée par une présidence collégiale. Dans le même temps, l’ancien président du RCD récuse les options du pouvoir qu’il soupçonne de chercher à se régénérer.

” Beaucoup de citoyens s’interrogent légitimement sur ce qu’il conviendrait de faire pour donner sens et consistance à un mouvement qui a surpris le monde autant par son ampleur que par son expression pacifique.”, écrit Said Sadi.

Cependant, estime t-il”Avant de penser à dicter des orientations ou introniser des chefs, il convient peut-être de dire aussi ce qu’il faut éviter de faire ou, plus exactement, de refaire.

En octobre 1988, le pouvoir surpris par une révolte impliquant essentiellement la jeunesse, avait été tétanisé dans un premier temps. Pendant la dizaine de jours qui a suivi les premières émeutes, les responsables gouvernementaux s’étaient quasiment tous terrés. Ils étaient persuadés que le soulèvement avait une direction cachée qui ne tarderait pas à leur demander des comptes.

Revisitant les événements d’octobre 88 et leur avortement par le pouvoir, l’ancien chef du RCD soupçonne l’existence d’une “volonté de rejouer le match et enfermer une dynamique citoyenne libératrice dans des réseaux ou des opérations relevant des chausse-trappes et perceptions passéistes.”

Les raisons de ces tentatives de rattrapages de la dynamique citoyenne  sont simples à comprendre selon lui , car  “Leurs auteurs sont des acteurs et des bénéficiaires du système qui est aujourd’hui radicalement remis en cause par le peuple faute d’avoir été en mesure d’honorer mille et une annonces de réformes restées sans suite.

Dans sa contribution, le Dr Sadi ne croit pas à la possibilité de réformes du système, pas plus qu’aux voix qui recyclent des “stéréotype de la pensée unique” en faveur de cette approche.

“Ces mêmes intervenants, sincères ou intéressés, sont unanimes pour dire qu’il faut aller rapidement vers une élection présidentielle avec les dispositions constitutionnelles actuelles. Ce qui serait un vrai désastre politique pour le pays.” prévient-il.

“Si nul ne peut dire comment va se traduire concrètement le mouvement du 22 février, il faut être un dangereux aventurier pour croire que la société algérienne va encore se laisser canaliser dans les fosses politiques gérées par des hyper présidents où on a fait macérer la génération d’après guerre”, ajoute Said Sadi.

“La révolution en cours est autant politique que culturelle et sociétale. Si on ajoute les bombes à retardement socio-économiques qui nous attendent dans un an à dix-huit mois, il est urgent de penser à préparer les nouveaux cadres politico-administratifs qui aient la légitimité, l’adaptabilité et la performance nécessaires à une gouvernance qui puisse entraîner le consentement du citoyen devant des restrictions matérielles qu’aucun pouvoir militaro-policier ne pourra faire accepter”, l’auteur de la contribution.

Transition

Pour lui, le mouvent marque irrécusablement un tournant majeur dans l’histoire du pays,jugeant qu’ “Une page se tourne dans l’Algérie d’après-guerre. Le renvoi et les changements de personnes ne suffiront pas. Une fois ce constat élémentaire mais capital admis, les échanges pourront commencer”

“Une présidence collégiale dont le nombre et la composition reste à définir est une garantie de sa résistance contre les pressions ou les tentations. Un gouvernement de transition formé de techniciens chargés des affaires courantes, une commission dont la mission est de convoquer les acteurs politiques et sociaux devant prévoir et gérer les mécanismes d’une transition démocratique, l’organisation des élections législatives avant la présidentielle font consensus dans les rangs du mouvement…. C’est déjà beaucoup.”, selon le Dr Sadi pour qui “La mobilisation populaire doit rester de mise pendant toute cette période pour dissuader ou neutraliser  les manœuvres contre-révolutionnaires.”

2 COMMENTS

  1. Ça me partais logique ,des législative avant les présidentiel , dissolution du sénat et chambre des député, de toutes façon ils sont illégitime, car les élections ont était truqué.

  2. Sale traître, commence par vendre ta villa et ensuite rends l’argent au RCD. Et on l’écoutera parler de gestion .
    T’es le plus mauvais des politiciens du monde civilisé.

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