Croulant sous le poids insoutenable des scandales à répétition / Ligues 1 et 2 «Mobilis» : sûrement pas le rayon … «halal»

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Alors que la L1 reprend ce samedi ses droits à l’occasion des quatre étapes (les dernières d’un exercice en tous points conforme aux craintes émises au départ avec l’installation, dans la durée, de la violence et des affaires de corruption et de dopage) dans leur version «ramadanesque» (attention aux nerfs et autres dépassements dangereux), et que la L2 vient à peine de livrer ses verdicts en officialisation les noms de deux trios aux destins diamétralement opposés bien sûr et fortunes diverses, les uns fêtant leur accession, les autres s’en allant humer l’air malsain des paliers inférieurs, les rumeurs vont inévitablement bon train quant à la «propreté» de sanctions de fin de saisons se ressemblant à s’y méprendre.

Idées noires et mains propres
Des présidents qui se veulent propres et au dessus de tout soupçon. Manquerait plus que de jurer devant Dieu qu’ils ne mangent de ce pain là. Lire la corruption. On en a vu d’autres. L’opinion, désormais concentrée sur le «hirak», sait néanmoins de quoi il retourne et ne croit plus aux bobards servis à tout bout de champs par ces mauvais génies dont tout le monde connaît la capacité de nuisance. La preuve par des compétitions largement entachées de suspicion que le mot «halal» sorti à tout va, n’a d’autre signification que ces coulisses à fabriquer des champions en carton dans un football algérien installé pour de bon dans les rubriques faits divers. Ainsi, et pour couper ferme à d’éventuelles «aides» extérieures qui auraient pesé dans la distribution des trois cartes ouvrant les portes du sommet de la hiérarchie nationale (sur le fil, son équipe l’emporte dans une partie qui n’en finira pas de défrayer la chronique, a disposé petitement d’un WA Tlemcen criant justement au loup alors que ses supporters demandent réparation en appelant les hautes instances à se pencher sur ce qui prend les allures d’une affaire difficile à démêler), Ouahab, le boss de l’ASO/Chlef, après l’officialisation du retour du onze phare de la Vallée du Cheliff parmi l’élite, se veut rassurant et prend l’opinion à témoin en déclarant, sans ambages: «Je jure devant Dieu que notre accession est 100% halal. On l’a arrachée avec notre sueur et sans l’aide de personne(…) On restera toujours propre dans ce club.» Le WA Tlemcen, qui vient d’être recalé sur la ligne d’arrivée, dans les ultimes 90mn d’une saison désormais à regrets après avoir fait longtemps illusion en menant la course en tête durant des semaines, l’entend-il de cette oreille lui qui a formulé des réserves classées sans suite à l’arrivée justement de ce qui tournera à une véritable finale devant, on ne le rappellera jamais assez, contre l’ASO, sur le terrain de ce dernier devant une assistance record et conclue sur une petite mais ô combien décisive victoire, et qui a vu sa requête rejetée par la Lfp dirigée par… Medouar (suivez notre regard mais loin de nous une quelconque intention de notre part de contester quoi que ce soit) et relance à sa manière les pratiques douteuses dénoncées unanimement et qui minent nos différentes compétitions où l’éthique est rarement respectée, la corruption des arbitres étant devenue monnaie courante ? Halal donc. Un concept fumeux et dénué de sens et tellement galvaudé par ceux-là mêmes qui, faisant fi de tout scrupule pour acheter et vendre, montent au créneau à la moindre occasion pour montrer patte «blanche» et dénoncer un drôle de marché où l’interdit fait des ravages. On se croirait dans une boutique outre Méditerranée où le commerce avec la clientèle de rite musulman accorde tellement d’importance à cette précision (elle vaut ce qu’elle vaut car il y a, inévitablement, des si et des mais…) qui, pourtant, et malgré les campagnes de pub convaincant difficilement, ne fait pas toujours l’unanimité.

«Ch’kara» et bourse des … valeurs
Halal. Une terminologie en vogue et qui fait (on applaudit ?) son intrusion dans le lexique d’un football algérien battant tous les records de suspicion, l’intégralité des titres et autres podiums, sans parler des sanctions dans un système régulé par la fameuse «ch’kara» (rien à voir avec le halal de circonstance et encore une fois merci d’user du verbe pour rappeler à tout le personnel faisant et défaisant les champions et autres recalés, que l’on sait se montrer honnête et gagner grâce à la seule sueur de son front sauf que l’on peut croire, on est même certains, et ses confrères de tous les paliers d’une performance dévoyée qui nous l’assènent à coups de révélations fracassantes, les preuves en moins non sans jamais laisser la porte ouverte aux spéculations les plus folles et sans risque aucun de poursuites quant à leur participation active au pourrissement ambiant), tout le monde s’en lavant bien évidemment les mains. Criant au loup et lavant plus blanc que blanc, se donnant néanmoins les moyens (ah cette ch’kara encore une fois) de faire leurs courses en s’achetant les «précieux» points qu’une bourse obéissant à des règles à rendre jalouses les plus célèbres places boursières de la planète rythme à sa seule convenance. Chlef mérite-t-il son ticket menant au «paradis» (un terme à revoir également pour les raisons que le public algérien sait, nombre de rencontres se terminant dans des cafouillages monstres avec peurs, dégâts matériels et blessés en prime) de la Ligue1 «Mobilis» ? Ce n’est, ici, pas notre propos et la question pourrait concerner, à bien des égards (des voix n’ont pas, au passage, omis de dénoncer quelques entorses aux règlements et des coups de pouce payés rubis sur l’ongle) ses deux accompagnateurs (l’US Biskra, qui termine dans la peau de champion de L2, et la grosse surprise, le NC Magra, qui, contre toute attente, a bouleversé la hiérarchie et démenti les pronostics dans un palier qu’on sait les choses difficiles) pour l’ascenseur menant à l’étage au dessus : le trio et non moins heureux lauréats, pour l’exercice qui vient de s’achever (sur bien des réserves tant pour le podium que pour les trois malheureux recalés que sont l’ES Mostaganem, le RC Kouba et l’USM Blida qui n’ont pas mis longtemps pour «avertir quant à leurs chances de maintien en baissant plus tôt que prévu pavillon et retournent à l’envoyeur, la très difficile DNA d’où bien de grands sigles ne sont jamais revenus) et ce n’est pas les «mauvaises langues» (elles ont rarement tort et savent de quoi elles parlent) qui vont manquer l’occasion de monter au créneau. Faire dans une «dénonciation» sans lendemain. La Ligue 2 «Mobilis» a rendu (l’avant-veille du Ramadan, heureusement) ses verdicts. Sur fond de polémiques sans fin.

Du grabuge dans l’air
De scandales en tout genre. Où il s‘agit, à nouveau (refrain connu et sorti à l’envi) d’une vente aux «enchères» d’un genre spécial. A l’algérienne. Où l’on vend et l’on achète des matches. A ciel ouvert. Sans risques de se faire attraper. Samedi dernier, c’était, à la manière de nos footeux, une sorte de nuit du doute. Le «hilal» (pas le halal), à la manière d’un ballon loin d’être rond (on se répète tellement souvent) se devait, à l’occasion, de nous révéler le nom du 3e larron (ce sera, malheureusement pour ses supporters, l’ES Mostaganem qui n’aura pas fait de vieux os en reprenant l’ascenseur dans le sens inverse) concerné par le grand saut en division amateur. La nuit du doute qui se prolonge à l’étage supérieur où la lutte pour le maintien peine à livrer ses secrets (en coulisses peut-être ?) du CR belouizdad (9e au classement pourtant et auteur d’un sans faute depuis le début de la phase retour, avec 33 unités au compteur) à la lanterne rouge, l’USM Bel Abbes (bon denier et qui veut convaincre qu’il a encore des chances de sauver ce qui reste à sauver malgré ses 26 points, une maigre récolte vraiment pas pour rassurer ses fans qui y croient toutefois), pas moins de huit formations (il s’agit, dans l’ordre et mis à part le Chabab et le onze de la Mekerra, de Bordj Bou Arreridj, de Ain M’lila, de Tadjenanet, du MC Oran, de l’O Médéa et du MO Bejaïa, ces derniers semblant les moins bien nantis) qui se retrouvent à sortir les calculettes et à se transformer en «épiciers» en quête de sauvetages ne dépendant pas toujours, nous rappellent des faits têtus, de la seule logique (suivez encore une fois notre regard) et donnant des frissons. Dans toute leur acception. Aussi sùrement que les choses sont identiques quand on s’engage dans les pronostics au sujet du successeur du CS Constantine (l’USM Alger, leader incontesté depuis le lever de rideau a énormément perdu du terrain et n’est plus sûr de rien avec un misérable petit point d’avance) dans la course à la couronne nationale, le tandem JS Kabylie- Paradou AC, qui lui mène la chasse, ayant toutes les raisons de croire à mieux qu’à une simple place sur le podium. Peut tout simplement rêver du titre suprême. Bien. Très bien pour le suspense mais apparemment pas pour la beauté du jeu nous assène-t-on encore, dès lors que des mains expertes, spécialistes en «arrangement» et l’argent sale restent constamment aux aguets. Ont leur mot à dire et pèsent de tout leur poids. Attention, car il y a du grabuge dans l’air. Le Ramadhan expliquera-t-il, seul, le «pétage» de plombs à prévoir à la moindre décision arbitrale? Aussi bien dans les tribunes et que sur les terrains, la notion «halal» ne sera perçue que différemment, les perdants et les gagnants n’utilisant pas les mêmes «dicos». Une question … d’appréciation et de lecture.
Par Azouaou Aghiles

Source : lecourrier-dalgerie

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