DÉCLARATION DE POLITIQUE GÉNÉRALEDébat sur fond de campagne à l’APN

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DÉCLARATION DE POLITIQUE GÉNÉRALEDébat sur fond de campagne à l'APNLes députés n’ont pas jugé utile de fouiner le contenu du bilan

La plupart des élus se sont contentés d’une lecture superficielle en axant leurs interventions sur la conjoncture actuelle marquée par l’approche du rendez-vous de la présidentielle et l’ébullition que connaît en ce moment la rue algérienne.

Le parfum électoral a plané sur les débats concernant la déclaration de politique générale. Pour la deuxième journée consécutive, hier, les interventions ont été axées principalement sur ce sujet. La coalition comme l’opposition ont trouvé du fil à retordre. Les uns soutiennent et défendent à fond le bilan du gouvernement, les autres l’ont désavoué. Les députés n’ont pas jugé utile de fouiner le contenu du bilan chiffré présenté par le gouvernement. Ils se sont contentés d’une lecture superficielle en axant leurs interventions sur la conjoncture actuelle marquée par l’approche du rendez-vous de la présidentielle et l’ébullition que connaît en ce moment la rue algérienne. Les uns ont mis en garde contre un dérapage, d’autres ont plaidé pour une prise en charge des revendications de la rue. La coalition et l’opposition se sont livrées à une bataille par presse interposée en échangeant des tirs croisés. Le président de l’APN, Mouad Bouchareb, a interrompu le député du Parti des travailleurs Fathi Kouchi qui dénonçait le fait que ce bilan consacre la continuité. «Ce bilan est une campagne qui vise à sauvegarder le statu quo et à défendre les intérêts étroits d’une oligarchie qui continue à dilapider l’argent public», a-t-il soutenu. Une déclaration qui a soulevé l’ire du président de l’APN en l’invitant à revenir au fond du sujet. Le député du MSP, Yahi Benine, a également appelé le gouvernement à ne pas faire la sourde oreille aux revendications de la rue en plaidant pour un changement pacifique. Le député indépendant, Ben Belkacem, a également mis l’accent dans une intervention écrite sur le mouvement que connaît la rue. «Il ne faut pas ignorer le message qui provient du fond du peuple qui exprime tout simplement le souhait d’un changement», a-t-il insisté tout en espérant que la conférence nationale va aboutir à des solutions de fond. De son côté, le député Abderrezak Termech du FLN et vice-président de l’APN a vivement soutenu le bilan du gouvernement et les réalisations faites par le président de la République. «L’Algérie a retrouvé sa stabilité grâce à la sagesse du président Bouteflika», a-t-il affirmé en rappelant toutefois qu’en 1999 le pays était affaibli. Ce dernier a mis en garde contre un éventuel dérapage face à la vague de manifestations qui secoue la rue algérienne. Tiguerssine El Houari, député du même parti, a été pour sa part critique envers le bilan du gouvernement en le qualifiant carrément de négatif.
«Le gouvernement a fait l’impasse carrément sur le volet politique alors que nous sommes dans une conjoncture très sensible», a-t-il déploré en précisant que de cette manière, le fossé s’élargit de plus en plus entre le gouvernement, les politiques et le peuple. A l’instar de l’événement électoral, les intervenants ont saisi la présence des représentants du gouvernement pour exposer des préoccupations locales. Le logement, la santé, le chômage sont autant de sujets soulevés par les intervenants de la coalition et de l’opposition. Par ailleurs, la déclaration de politique générale n’a pas rompu avec le climat habituel au sein du Parlement. Hier, les débats ont été marqués par une faible assistance. De nombreux députés, pour ne pas dire la majorité, étaient aux abonnés absents.

Source : lexpressiondz.com

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