DÉCLARATIONS SAILLANTES D’ACTUALITÉ : l’opposition appelle à la tenue d’une conférence nationale

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Dans sa neuvième (9e) rencontre de concertation des « Forces du changement en faveur du choix du peuple», l’opposition a appelé à la formation d’ une « commission qui se chargera d’organiser une rencontre nationale des Forces du changement qui soit ouverte à tous les acteurs de la société, à l’exception des parties ayant été à l’origine de la crise actuelle, et ce afin de rechercher une solution qui puisse répondre aux revendications pacifiques du peuple », lit-on dans un communiqué sanctionnant la rencontre. Les participants à cette réunion ont réitéré leur attachement au dialogue en tant que principe à même de trouver une issue à cette situation, en saluant, par la même occasion, l’appel au dialogue exprimé par l’Armée nationale populaire (ANP) dans son communiqué rendu public mercredi. Aussi, l’opposition a réaffirmé son soutien au Hirak populaire et à la sauvegarde de la cohésion de l’élan populaire pacifique, les participants ont souligné l’impérative préservation de l’indépendance de la justice dans le traitement de tous les dossiers ainsi que le respect des règles de la justice, de l’impartialité et de l’équité.

Louisette Ighilahriz parle sur Rebrab et Saïd Bouteflika
L’ancienne combattante Louisette Ighilahriz s’est interrogée jeudi passé sur la vérité des dernières arrestations des hommes d’affaires «on se demande s’il ne s’agit pas d’une guerre de clans qui s’écharpent par personnes interposées ». « On est dans le brouillard en ce moment. Gaïd Salah, qui a sollicité la justice à ce propos, doit aller plus loin dans sa démarche » affirma-t-elle dans un entretien accordé à TSA. C’est-à-dire procéder à l’arrestation des autres, en citant à titre d’exemple « Saïd Bouteflika» dira, la militante moudjahida, Louisette Ighilahriz, avant d’ajouter que « nous attendons de voir d’autres affaires traitées par la justice car il n’y a pas que celles actuellement médiatisées » ajouta Ighilahriz. Par ailleurs, elle a réaffirmé son engagement à soutenir le mouvement populaire pacifique, pour le changement du système politique en place, notamment en continuant à être présente dans les marches pacifiques, même si celles-ci, précise-telle « se poursuivront durant le mois du Ramadhan ». Elle dira, en ce sens, «on a décidé de marcher y compris durant le mois du ramadhan et nous sommes, tous les vendredis, 20 millions de citoyens dans les rues d’Algérie et nous n’allons pas baisser la vigilance » a-t-elle affirmé. Elle rappelle, à cette occasion, que les marches populaires, à travers le pays, se sont manifestées pour le changement du système et l’édification d’un État de Droit, et de réclamer, par la même occasion, « le départ de l’ensemble des symboles du système, à l’instar de Bedoui et Bensalah » avant d’affirmer qu’ « on ne peut pas envisager notre avenir avec les anciennes figures (du système politique : NDLR) » affirme Ighilahriz. Mokrane Aït Larbi : « La lutte contre la corruption doit commencer par le chef de la bande criminelle » « La lutte contre la corruption doit commencer par le chef de la bande criminelle » affirme l’avocat et militant des droits de l’Homme, Mokrane Aït Larbi. « Derrière chaque homme d’affaires corrompu se cache une dizaine de responsables au sommet de l’état. Si une réelle volonté de lutter contre la corruption existe », indique Mokrane Aït Larbi, celle-ci doit commencer, poursuit-il, « par les membres de la mafia politico-financière qui a tenu toute l’Algérie sous son contrôle, y compris la présidence de la République» a-t-il affirmé jeudi dernier, dans une déclaration. Selon lui l’objectif des poursuites « sélectives », opérées ces derniers jours, « est de tenter de diviser le peuple en créant un élan de solidarité d’une part, et de rejet de l’autre, comme en témoigne ce qui s’est passé devant le tribunal d’Alger le 22 avril dernier». En exprimant ses craintes de voir ces arrestations utilisées pour faire « diversion et détourner les regards des véritables revendications de la révolution populaire », il dira que « notre devoir est non seulement de veiller à l’unité de la révolution pacifique et à sa cohérence, mais de poursuivre la mobilisation jusqu’à la satisfaction de toutes les revendications, en premier lieu le départ du système, afin de nous consacrer à la construction de la nouvelle Algérie», conclut l’avocat Mokrane Aït Larbi. Sarah O.

 

Source : lecourrier-dalgerie

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