Des carrières, une usine de céramiques, des briqueteries : le général-major Chérif condamné à 15 ans de prison ferme, son fils en fuite à l’étranger

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Mercredi dernier, dans la plus grande des discrétions, et au cours d’un procès qui a commencé à 9 H du matin pour s’achever vers le lendemain à 4 H du matin, le tribunal militaire de Blida a condamné à 15 ans de prison ferme  le général-major Cherif Abderrazak, l’ancien chef de la 4e RM, pour «enrichissement illicite», «trafic d’influence» et «infraction aux consignes de l’armée».

Au départ, le parquet a requis 20 ans de prison, mais le tribunal a statué  en infligeant une peine de 15 ans de réclusion criminelle assortie de la «confiscation» de ses biens (et de ceux des membres de sa famille) considérés par les magistrats comme étant «mal acquis». Seule la maison familiale a échappé à cette mesure. Le général-major Cherif Abderrazak est un autre poids lourd du haut commandement militaire de l’ANP qui se retrouve à la prison militaire de Blida. Cependant, son fils aîné, Ramzi Chérif, court toujours à l’étranger où il est en fuite en Suisse, a-t-on appris auprès de plusieurs sources concordantes, alors qu’il fait partie des principaux accusés dans cette affaire “d’enrichissement illicite”. 

Nous avons pu découvrir au cours de nos investigations que Ramzi, le fils du général-major Cherfi Abderrazak, a fait fructifier énormément d’argent en s’impliquant dans de nombreux investissements privés à Biskra et ses environs. Des carrières, une usine de céramiques et de faïences, une société de logistique avec un important parc roulant de gros camions et poids-lourds, une société de nettoyage industriel et de traitement des déchets, Ramzi s’est imposé en quelques années comme l’un des plus riches et fortunés des hommes d’affaires de tout le sud-est algérien. Une fortune colossale qu’il n’aurait jamais pu accumuler sans faire usage des fonctions de son père, un puissant général-major de l’ANP. D’après nos investigations, certains marchés et contrats conclus par les sociétés appartenant à Ramzi Chérif ont été singés avec… le ministère de la Défense nationale et notamment au niveau de la 4 région militaire où son père régnait comme un potentat absolutiste.

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Aujourd’hui, Ramzi Chérfi a pu échapper à la justice militaire pour ne pas assister à la disgrâce de son père qui retrouve Said Bey, un autre ancien chef de la deuxième région militaire, et Menad Nouba, l’ancien commandant de la gendarmerie nationale, à la prison militaire de Blida.

Soulignons enfin que le général Chérif Abderrazak fut pendant des années un général connu pour le rôle capital qu’il a joué dans le cadre de l’opération de Tinguentourine en janvier 2013 durant laquelle il a dirigé d’une main de fer les opérations militaires en exécutant scrupuleusement les ordres du commandement de l’ANP, qui avait réussi à convaincre la présidence de la république de la nécessité d’agir vite pour faire échec aux pressions des puissances étrangères qui ont signifié leur opposition à toute intervention militaire de l’armée algérienne contre les terroristes sous prétexte de sauver la vie des centaines d’otages européens et japonais. Avant que le scandale de la cocaine n’éclate au Port d’Oran en mai 2018, Cherif Abderrazak était appelé à prendre la tête du Commandement des forces terrestres (CFT) en remplacement du général-major Ahcène Tafer qui a été, plus tard, admis à la retraite. Chérif Adderrazak aurait pu ainsi devenir le deuxième homme de l’institution militaire en Algérie. Le destin lui réservera finalement un autre sort…

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2 Commentaires

  1. Alors tous les militaires qui sont sur ce site sur ordre de leurs 4 émetteur année fondamentale, vous pensez quoi, vous faites les larbins pour des voleurs et vous êtes fiers de vous. l’Algérie vous jugera.

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