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DES COMMERÇANTS SUSPENDENT LA VENTE DES SACHETS DE LAITLa pénurie menace

DES COMMERÇANTS SUSPENDENT LA VENTE DES SACHETS DE LAITLa pénurie menaceDe plus en plus de tenanciers d’alimentation générale refusent de vendre le lait en sachet

Ces derniers se défendent qu’à moins de disposer d’un autre commerce, ils ne sont pas en mesure de stocker ces quantités de sachets de lait dans un seul endroit.

Une nouvelle pénurie du lait en sachet se profilerait-elle à l’horizon? Si l’on croit les présomptions de l’organisation algérienne de protection et d’orientation du consommateur et son environnement, cela ne saurait effectivement tarder à arriver. La raison serait, d’après l’Apoce, étroitement liée au fait que des dizaines de commerçants auraient refusé de vendre le lait en sachet. Une réaction faisant suite à la décision des autorités d’interdire l’exposition et la vente des produits de consommation, dont le lait, en dehors des magasins. Jugeant cette mesure «inapplicable», les vendeurs ont exhorté les responsables à annuler cette instruction sur le lait en particulier. Ces derniers se défendent qu’à moins de disposer d’un autre commerce, ils ne sont pas en mesure de stocker ces quantités de sachet de lait dans un seul endroit. D’autant plus, précisent-ils, qu’en général, ce produit est écoulé en l’espace d’à peine 20 minutes.
Selon le président de l’Apoce, Mustapha Zebdi, cette situation est susceptible d’engendrer une réelle crise dans les jours à venir. Il a précisé que de plus en plus de tenanciers d’alimentation générale et autres, dont les locaux sont particulièrement exigus, refusent de vendre le lait en sachet tant que cette instruction est maintenue par les autorités. Selon Mustapha Zebdi, le taux de commerçants refusant de se conformer à cette mesure est de près de 20% dans la capitale. On conviendra que ce nombre est loin d’être insignifiant. La préoccupation est d’autant plus grande pour cette organisation, car elle touche pratiquement au même degré d’autres wilayas limitrophes d’Alger, à l’instar de Bouira ou de Boumerdès et bien d’autres… Mustapha Zebdi a en outre, signalé que nombreux de ces commerçants n’ont pas les moyens de disposer d’appareils de réfrigération qui ne sont pas donnés, sachant que leur profit ne dépasse pas la symbolique somme de 1 DA l’unité. Par conséquent, le représentant de l’organisation de protection du consommateur, en appelle au ministère du Commerce pour qu’il intervienne dans l’urgence, afin d’éviter que le scénario d’une éventuelle crise, comme nous en avons connue par le passé ne se reproduise.
Face à ce problème qui réapparaît régulièrement, les pouvoirs publics peinent à trouver la solution adaptée qui permettrait de juguler ce phénomène. A côté de la nouvelle mesure qui a entraîné le courroux des commerçants, ces derniers jours, plusieurs facteurs ont été pointés du doigt par les intervenants du domaine pour expliquer cette tension sur le lait.
Pour les responsables de l’Office interprofessionnel du lait (Onil), les causes de ces perturbations fréquentes reviennent aux distributeurs, car il n’y a jamais eu de problème quant à la disponibilité du lait. Pour leur part, les mis en cause ont bien sûr réfuté toute responsabilité en rapport avec ce phénomène. Le ministère de l’Agriculture, du Développement et de la Pêche à quant à lui accusé les laiteries et certains commerçants de détail d’être à l’origine de cette cacophonie en prospérant dans le domaine de la spéculation.
Par ailleurs, même en sortant l’artillerie lourde et en prenant une série de mesures «rigoureuses» pour venir à bout de cette problématique, le gouvernement se débat toujours avec cette situation.

Source : lexpressiondz.com

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Written by Metsoul Fekoune

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