Diplomatie Algérienne : les « dépenses imprévues » ont dépassé les 39 millions de dollars par an

Algérie –Depuis fin 2015, les dépenses imprévues de la diplomatie algérienne ont dépassé les 39 millions de dollars. Suivez à travers cet article les résultats de nos clients investigations.

La diplomatie algérienne gère en toute opacité ses budgets publics qui lui sont alloués par l’Etat algérien. Un exemple frappant illustre parfaitement cette opacité qui soulève de nombreux tôlé sur le bon sens de l’usage de l’argent public par les diplomates algériens à l’étranger. Cet exemple concerne les « dépenses imprévues » qui ont explosé au cours de ces dernières années atteignant des augmentations vertigineuses. Cependant avant d’entrer dans le sujet même, notons d’abord que, savoir dans le jargon des finances publiques, les dépenses imprévues sont des budgets destinés à permettre à l’exécutif de faire face à une urgence pour engager, mandater et liquider une dépense non inscrite initialement au budget de fonctionnement accordé par l’Etat au profit d’un ministère, une institution publique ou un organisme étatique. Une fois la clarification terminé passons maintenant, aux faits. En effet, un audit approfondi ayant examiné les comptes et la trésorerie du ministère algérien des Affaires Etrangères a permis de constater que faute d’une gestion maitrisée des crédits de fonctionnement par les postes diplomatiques algériens à l’étranger, et l’absence d’un système de contrôle interne efficace, les « dépenses imprévues » ont fini par connaître une croissance incontrôlable. Et pourtant, ces dépenses sont des budgets qui devaient revêtir un caractère exceptionnel. Mais au sein des ambassades de l’Algérie à l’étranger, ces dépenses imprévues sont effectuées depuis de longues années annuellement et d’une manière récurrente, ce qui s’apparente à des crédits supplémentaires consommés par le ministère algérien des Affaires Etrangères qui dépasse ainsi les limites du budget fixé par la loi de finances régissant les finances de l’Etat algérien. Notons également que, les auditeurs des comptes du ministère des Affaires Etrangères ont déploré ainsi l’absence « de reconstitution des dotations de la rubrique Dépenses imprévues par la régularisation des dépenses payées non mandatées », ce qui a réduit considérablement « les effets assignés à ce mécanisme qui vise à prendre en charge des situations exceptionnelles, et partant conférer une souplesse à la gestion des postes ».

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Et pourtant le ministère réfute tout gaspillage

Devant ce reproche, le ministère des Affaires Etrangères réfute tout gaspillage ou pratique immorale de l’usage de l’argent public et explique dans une correspondance officielle consultée par Algérie Part que « ces crédits ne revêtent aucun caractère exceptionnel. Ils sont inscrits sur le budget initial du Ministère des affaires étrangères, et sont ensuite répartis en fonction des besoins des postes en trésorerie leurs permettant de faire face à des imprévus ». Enfin soulignons que, les responsables en charge de la gestion des comptes de la diplomatie algérienne ont même reconnu dans cette correspondance obtenue par nos soins au cours de nos investigations qu’en 2016, ils ont mobilisé des budgets supplémentaires de l’ordre de 20 millions de dollars pour les consacrer aux salaires des « Personnels Contractuels » de plusieurs ambassades algériennes à l’étranger.

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