Djerad et Zeghmati nommé ambassadeur, Lamamra n’avait pas le choix

Algérie – Voici plusieurs mois maintenant qu’un nouveau gouvernement a été officiellement installé en Algérie. Aymen Benabderrahmane fut nommé en lieu et place d’Abdelaziz Djerad. Sous insistance du président Tebboune, le nouveau Premier ministre a rapidement mis en place un gouvernement.

Lors de sa première allocution, Benabderrahmane a déclaré que son gouvernement allait mettre tout en œuvre afin de répondre aux attentes du peuple algérien. L’une des nominations qui a le plus marqué c’est sans doute celui de Ramtane Lamamra.

Ce vieux routier de la politique fut désigné chef de la diplomatie, poste qu’il a occupé à de nombreuses reprises sous différent régime. Il faut dire que Ramtane Lamamra est le monsieur diplomatie par excellence de l’Algérie.

Il maîtrise tous les rouages de la diplomatie internationale. Sa mission va consister à renforcer le leadership du pays à l’extérieur. Tout récemment, selon des sources concordantes, le ministre des affaires étrangères a été interloqué par une situation. En effet, la semaine dernière, Ramtane Lamamra avait élaboré une liste de personnalité qui devait servir comme ambassadeur à l’étranger.

Lamamra, les mains liées ?

Cette liste était constituée par des hommes et femmes rompus à la tâche. Cependant à la dernière minute, trois noms sont venus s’ajouter à la liste. Il s’agit ni plus ni moins des noms d’Abdelaziz Djerad (ancien Premier ministre) de Belkacem Zeghmati (ancien membre du gouvernement) et de Slimane Chenine (ancien président de l’assemblée nationale).

Tous ces anciens hauts cadres de la mandature écoulée furent nommés dans des représentations diplomatiques prestigieuses. Djerad va représenter le pays au niveau de la Suède, Zeghmati sera ambassadeur en République Tchèque et Slimane Chenine sera en Libye. Il semble que ces trois noms furent imposés par la présidence de la république. Dès lors, Ramtane Lamamra n’avait plus le choix.

C’est Tebboune qui nomme définitivement les ambassadeurs alors que Lamamra n’a qu’un rôle consultatif. Il n’avait guère d’autres choix que d’approuver le choix du président. Selon des sources bien introduites, le ministre des affaires étrangères était complètement dépassé par ce revirement de dernière minute. En aucun cas il n’avait imaginé ces trois noms. En tout cas, cela a fait beaucoup parler dans les couloirs et montre à quel point il y a encore beaucoup à faire pour améliorer le mode de gouvernance.

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