Comment l’Algérie pourra-t-elle récupérer son argent transféré illicitement à l’étranger ?

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L’Algérie dispose d’outils juridiques, de textes de lois et de mécanismes financiers lui permettant de récupérer l’argent et les biens détournés et transférés illicitement à l’étranger par des hommes politiques et des oligarques algériens, affirme Maître Hind Benmiloud, avocate d’affaires, lors de son passage le lundi 24 juin, au forum du journal gouvernemental El Moudjahid.

L’avocate à la Cour suprême Maître Hind Benmiloud affirme qu’il existe bel et bien un appui juridique national et international qui pourrait permettre aux Algériens de rapatrier les richesses détournées et placées à l’étranger. Cet outil juridique est consacré dans la Convention des Nations unies ratifiée par l’Algérie, qui met en œuvre le droit à la restitution.

Maître Hind Benmiloud prévient néanmoins qu’« il y a lieu, tout d’abord, de ne pas se précipiter dans une chasse aux sorcières, totalement improductive, et surtout pouvant entraîner des vices de forme si on bâcle les dossiers ». La juriste reconnaît également que la volonté politique doit primer pour la gestion de ce genre de dossier.

L’Algérie doit identifier et évaluer l’argent détourné et transféré à l’étranger

Maître Benmiloud estime qu’il est urgent de lancer des procédures pour répertorier, identifier, déterminer et évaluer l’argent qui a été réellement détourné et transféré à l’étranger par des hommes de pouvoirs et oligarques algériens. Elle explique :

« Pour que la coopération avec les pays destinataires de notre argent soit efficace, il faut leur présenter un dossier en béton, bien ficelé, bien argumenté et truffé de preuves, car si les preuves présentées aux banques et aux parquets étrangers ne sont pas probantes, la demande pour la récupération de cet argent sera rejetée ».

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