Le gouvernement annonce la fin « définitive » de la planche à billets

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Le gouvernement algérien annonce l’abandon définitif du financement non conventionnel. Cette décision a été rendue publique par le Premier ministre Noureddine Bedoui dans une déclaration lue par son ministre de l’Intérieur, le samedi 21 septembre.

Ainsi, le gouvernement affirme que cette décision est prise pour ne pas compromettre l’avenir de l’économie nationale : « Ce sont là les lourdes responsabilités que chacun de nous doit assumer pour la préservation des chances et droits des futures générations, qui ne doivent aucunement être hypothéqués […] Notre État-continent est à la croisée des chemins pour un décollage vers un lendemain meilleur dans tous les domaines vitaux, en concrétisation d’un développement équilibré et de l’équité dans la prestation de services au profit de tous les citoyens ».

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Cette décision, déjà annoncée à plusieurs reprises sans qu’elle prenne effet, est devenue officielle. Elle aura de lourdes répercussions sur la gestion du déficit budgétaire que les experts estiment entre 1800 et 2000 milliards de dinars pour l’année prochaine. Ces derniers s’interrogent sur la la manière dont ce déficit sera comblé, tout en sachant que les marchés pétroliers sont instables.

Cette suppression de la planche à billet est suivie de plusieurs taxes, instaurées pour renflouer les caisses de l’État telle que la taxe sur la pollution – appliquée aux véhicules –, une taxe douanière sur les importations, une hausse de la TVA et une taxe appliquée aux plus riches. Néanmoins, l’ampleur de cette hausse et des recettes attendue n’est pas encore calculée. Ce qui fait dire aux experts en économie que le gouvernement continue dans l’improvisation sans stratégie.

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