Pour qui travaillaient Bouteflika et Khelil ? Par Mohamed Benchicou

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La manifestation, ce dimanche 13 octobre 2019, devant l’Assemblée nationale en protestation contre la loi sur les hydrocarbures est un événement majeur pour les Algériens : il signifie que dorénavant, les affaires pétrolières et financières ne se feront plus sans eux.

C’est une rupture capitale avec l’ancienne conception de la gouvernance qui attribuait aux dirigeants le monopole de la conduite des affaires économiques, les Algériens étant exclus de la concertation.

Bouteflika a mis à profit cette « indifférence populaire» qui lui permettait de décider seul de la politique pétrolière du pays avec les résultats que l’on sait. Les manifestants reprenaient en mains leur droit de regard sur la gestion du pays, droit qu’on leur refuse, avec toutes ces élections truquées. La symbolique est frappante : puisqu’on leur interdit d’envoyer des députés réellement représentatifs, ils comptent faire le boulot eux-mêmes ! Le temps de la gestion opaque des affaires de la nation est sans doute en voie d’être oubliée.

Sous Bouteflika, le pétrole était devenu une chasse-gardée

Avec Chakib Khelil, le pétrole algérien échouait entre les mains d’un citoyen américain né à Oujda, au Maroc, autrement dit la personne idoine pour la besogn qui l’attendait : ouvrir les richesses nationales à la pègre pétrolière internationale ; dénationaliser le pétrole comme le souhaitaient les lobbies étrangers qui avaient favorisé l’accès au pouvoir d’Abdelaziz ; s’accaparer des avoirs de Sonatrach…

Il y avait, cependant, un obstacle: en cette année 1999, le secteur de l’énergie était encore trop bien encadré. Un Conseil national de l’énergie, présidé par le chef de l’État et composé des ministres de l’Energie, de la Défense, des Affaires étrangères et des Finances, supervisait la politique énergétique nationale. Nazim Zouiouèche, un cadre compétent et fidèle à l’entreprise depuis trois décennies, présidait aux destinées de Sonatrach, après avoir succédé à Abdelhak Bouhafs, un autre «fils de Sonatrach», que la maladie de Parkinson a obligé à abandonner son poste.

Qu’à cela ne tienne ! Abdelaziz Bouteflika va dissoudre, de facto, le Conseil national de l’énergie qui ne se réunira plus jamais au cours des 14 années de règne. Simultanément, il va limoger le directeur général de Sonatrach et soustraire la compagnie à tout regard extérieur et à tout contrôle. Chakib la coiffera lui-même, cumulant grossièrement sa haute fonction au sein du gouvernement avec celle de directeur général de Sonatrach qui sera alors gérée dans l’opacité, comme une caisse noire.

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Le pétrole algérien devint alors une histoire de famille et Sonatrach un bien privé du clan présidentiel. Chakib en parlait d’ailleurs comme d’une propriété personnelle. Ce fut cette période de « manigances intimes », entre 2000 et 2004, que furent commis les trois plus grands dommages aux richesses pétrolières nationales : la tentative de dénationalisation ; le bradage des hydrocarbures au profit d’intérêts étrangers ; le pillage de Sonatrach avec transferts de fonds dans des paradis fiscaux.

Première grande décision : renvoyer l’ascenseur aux forces qui avaient permis l’avènement du pouvoir de Abdelaziz en dénationalisant le pétrole à leur profit.

Devant les enquêteurs du DRS, certains cadres de Sonatrach ont accusé l’ancien ministre de l’Energie d’avoir trahi le pays et élaboré la loi sur les hydrocarbures, durant les premiers mois de l’année 2000 sous la dictée des grands groupes de la pègre pétrolière internationale.

Le rédacteur de cette loi ne serait autre que Bob Pleasant, «le juriste» américain que Chakib aurait rencontré à la Banque mondiale et recruté au ministère de l’Energie et des Mines dès son installation à ce département avec l’arrivée de Abdelaziz Abdelaziz au pouvoir en 1999.

Bob Pleasant aurait contribué à l’élaboration de plusieurs textes de loi durant «le règne» de Chakib au ministère de l’Energie, dont la fameuse loi sur les hydrocarbures qui autorise un pillage en règle du sous-sol algérien par les majors anglo-saxons moyennant quelques dividendes accordés à leurs amis algériens. Ce texte n’ayant pas fait l’unanimité au sein du clan lui-même, en raison de son caractère outrageusement capitulard, a été retiré par souci tactique. Abdelaziz attendra sa réélection en 2004 pour faire adopter la loi, profitant du nouveau rapport de forces favorable. C’est peut-être ainsi que le président a été réélu en 2004, grâce à la loi sur les hydrocarbures, manifestation concrète de la collusion avec des intérêts étrangers.

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Parallèlement, Abdelaziz Bouteflika avait autorisé la cession « en catimini » de l’entreprise Naftal, la filiale de Sonatrach spécialisée dans la distribution des produits pétroliers, au groupe qatari Woqod.

À elle seule, cette affaire confirme bien que l’affaire Chakib n’est pas qu’une banale histoire de dilapidation de fonds publics. Elle est, avant tout, une troublante énigme politique : au profit de quels intérêts étrangers agissait l’ancien ministre de l’Energie ? Et qui lui assurait une couverture pour entreprendre un tel méfait contre son propre pays ? Car cette transaction que s’apprêtait à commettre Chakib  n’était pas seulement une opération blanche pour l’Algérie, elle était foncièrement contraire aux intérêts de l’Algérie.

Dans les documents qu’a pu se procurer El-Watan, l’ancien ministre algérien de l’Energie proposait aux Qataris rien moins que de leur céder les nouvelles stations-service de l’autoroute Est-Ouest après leur «rôdage » par l’entreprise algérienne Sonatrach. Chakib écrit, en effet : « La gestion de ces stations-service sera assurée dans un premier temps par Sonatrach durant moins de deux ans. Après cette période, nous ferons en sorte que les infrastructures réalisées soient transférées pour le bénéfice de votre groupe par le biais d’un avis d’appel d’offres international selon les termes et les conditions que nous avons déjà décidés. Etant convaincu de la réussite de cet important projet, nous resterons toujours prêts à vous assister dans des projets que vous désirez mettre en œuvre».

C’est donc ainsi que l’ancien ministre entendait défendre les intérêts de l’Algérie : « Venez faire des affaires avec notre propre argent ! »

Le bradage de Naftal que se préparait à fomenter Chakib s’intégrait dans une vaste stratégie de démantèlement de Sonatrach, lui-même entrant parfaitement dans le cadre du bradage des hydrocarbures au profit d’intérêts étrangers.

M.B.

13 Commentaires

  1. bouteflika CE GRAND BANDIT DOIT ÊTRE EN PRISON AVEC CE MINABLE DE gaid salah

    Ces des bandits minables doivent payer et avec eux tout ceux qui ont soutenus ce clan de Oujda

    YETNEHEW GAAAA33

    ALLAH YARHAM ECH’CHOUHADA

    ECH’CHA3B YOURID EL’ISTI9LEL INCHA ALLAH

  2. bouteflika CE GRAND BANDIT DOIT ÊTRE EN PRISON AVEC CE MINABLE DE gaid salah

    Ces des bandits minables doivent payer et avec eux tout ceux qui ont soutenus ce clan de Oujda

    SONATRACH ET SONELGAZ SONT LA VACHE LAITIÈRE DU DOLLARS DE LA FRANCE ET CES BANDITS WLED LEHRAM.

    YETNEHEW GAAAA33

    ALLAH YARHAM ECH’CHOUHADA

    ECH’CHA3B YOURID EL’ISTI9LEL INCHA ALLAH

  3. bouteflika CE GRAND BANDIT DOIT ÊTRE EN PRISON AVEC CE MINABLE DE gaid salah

    Ces des bandits minables doivent payer et avec eux tout ceux qui ont soutenus ce clan de Oujda

    SONATRACH ET SONELGAZ SONT LA VACHE LAITIÈRE DU DOLLARS DE LA FRANCE ET CES BANDITS WLED LEHRAM.

    SONATRACH OFFRE LE GAZ ET PÉTROLE GRATUIT À LA FRANCE.

    SONELGAZ ACHÈTE DES CENTRALES ÉLECTRIQUES A LA FRANCE ET LEUR AMIS EUROPÉENS

    ET LES DEUX SOCIÉTÉS SONT ENDETTÉS ??? POURQUOI ELLES SONT ENDETTÉS ???

    PARCE QUE TOUTES LEURS RECETTES EN US.DOLLARS SONT REVERSÉS PAR LE BIAIS DES CONTRATS D’ACHAT DE CENTRALES ÉLECTRIQUES ET AUTRES GROS MATÉRIEL ET MATÉRIAUX QUI POURRISSENT DANS LEURS HANGARS ET AU SAHARA ALGERIEN.

    CHAKIB KHALIL EST LE CHEF DES BANDITS ET C’EST LUI LA TÊTE PENSANTE DE BOUTEFLIKA LE GRAND BANDIT.

    YEK ECHEMSS BLĖCH WA SONELGAZ E3LECH !

    YETNEHEW GAAAA33 YA WLED LEHRAM.

    ALLAH YARHAM ECH’CHOUHADA

    ECH’CHA3B YOURID EL’ISTI9LEL INCHA ALLAH

  4. Cela est très grave ce qui s’est passé en Algérie er ce qui se passe actuellement j’espère qu’un jour on sera libéré de ces chacal que les Algériens retrouveront la richesse et la prospérité mais je sais que cela ne se fera pas sans mal mais nous allons gagner contre ces voleurs ces pilleurs ses vampires j’aimerais qu’une chose c’est que Bouteflika sois jugé par la justice des hommes avant d’être jugé par la justice de Dieu je ne comprends pas pourquoi ils ont fait cela ils
    n’emporterons
    rien avec eux à par un linceul Blanc ces bandit.

  5. Arrêtaient de dire des conneries y’a pas que le gouvernement qui doit changer même la moitié du peuple doit être changer parce que tous le monde est pourris en Algérie aucune éducation aucune honte rien uniquement du vent alors reflechissez bien à ce que vous dites à l’avenir arrangez vous d’abord pour ouvrir votre gueule après.

  6. Ce benchicou n’est qu’un vulgaire fils de harki, qu’il nous parle de ses traffics de devises sortie illegallement , ses comptes en banques en europe et ses liaisons avec les différents ong ennemies de l’Algérie.Je connais tes ton passé je connais ton présent fils et descendants des suppots du colonianisme.

  7. j´adore ceux qui lavent plus blanc que blanc! que M. Zoueiche nous dise comment il a acheté sa Villa de GAMMARTH en Tunisie! C´est certain grace a son salaire en dinars!

  8. CHERCHER LE PATRIMOINE DE CE BENCHICOU FILS DU SUPPOT DE LA COLONISATION .SES TRAFFICS ET SON DEGRE DE PATRIOTISME ET VOUS ALLEZ ETRE SURPRIS.

  9. hé hé ACCUSER BENCHICOU D ETRE FILS DU SUPPOT DE LA COLONISATION ECT , ALORS LA VOUS ETES PAS SORTI DE L AUBERGE , BENCHICOU EST UN PUR ALGERIEN UNE GRANDE FAMILLE HONORABLE QUI A DONNÉ SES PREUVE PAR SON PASSÉ ET SA DROITURE .

  10. Il faut lire le livre de Benchicou pour comprendre les risques qu’il a pris face à cette mafia marocaine qui nous est tombée dessus. Sa contribution à l’éveil de la conscience du peuple est majeure et on ne le remerciera jamais assez pour son courage.

  11. quand les moudjahidines se battaient au front sa famille “honorable ” empoisonnée les indigènes avec leur tabacs à chiquer avec la grande bénédiction de la France coloniale.Famille de zbel et checher du coté de leur patrimoine en europe .

  12. Rectificatif pour Mr .M.Benchicou .Mr Chakib Khellil n’est pas né à Oujda mais il est né à Marrakech. on a fait ensemble l’école française d’Arest el Maach à Marrakech en 1959/1960.il était orphelin, il avait plusieurs frères et sœurs etc….

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