Effondrement de la demande mondiale de pétrole : Les prix du Brent chutent à 30 dollars

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Des producteurs géants, dont l’Arabie Saoudite et la Russie, déclenchent un déluge d’approvisionnement après la désintégration de l’alliance OPEP +, qui ne s’est pas entendu sur une démarche visant à réduire la production, pour faire remonter les cours du pétrole.

L’effondrement spectaculaire des cours du pétrole s’est aggravé en ce début de semaine de cotation. Le Brent a ainsi enregistré son plus bas niveau depuis 2016, suite à la très forte contraction de la demande annuelle de pétrole, dans le sillage de la propagation du coronavirus. Les contrats à terme ont chuté de plus de 9% à Londres, place de cotation du pétrole algérien, après avoir perdu un quart de leur valeur la semaine dernière.

Selon Bloomberg, les prévisions concernant l’utilisation mondiale de pétrole sont considérablement réduites, car les mesures gouvernementales visant à contenir la propagation de la pandémie restreignent la circulation des personnes et plongent les chaînes d’approvisionnement dans le chaos. Dans le même temps, des producteurs géants, que sont l’Arabie Saoudite et la Russie, déclenchent un déluge d’approvisionnement après la désintégration de l’alliance OPEP +, qui ne s’est pas entendu sur une démarche visant à réduire la production, pour faire remonter le prix.

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Face au refus de la Russie, qui entendait appliquer une autre stratégie pour contrer les producteurs de schiste américains, l’Arabie Saoudite a riposté en baissant ses prix de vente et en augmentant la production de son groupe Aramco. L’ouverture inconsidérée des robinets a été appliquée dans la foulée par la Russie et d’autres producteurs, ajoutant à la déroute du marché pétrolier déjà écrasé par les répercussions du coronavirus.

Dans ce contexte, le brut Brent a chuté de 9,6% à 30,59 dollars le baril à Londres hier, en cours des échanges matinaux, après avoir connu la pire semaine depuis 2008. A New York, le West Texas Intermediate (WTI) a chuté de 6,3% à 29,73 dollars, sur le New York Mercantile Exchange.

Les négociants en pétrole, les dirigeants, les gestionnaires de fonds spéculatifs et les consultants revoient à la baisse leurs estimations de la demande mondiale de pétrole. La crainte grandissante est que la consommation, qui atteignait en moyenne un peu plus de 100 millions de barils par jour en 2019, pourrait se contracter sévèrement cette année.

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Cela dépasserait facilement la perte de près d’un million de barils par jour en 2009 et dépasserait même les 2,65 millions de barils enregistrés en 1980, lorsque l’économie mondiale s’est effondrée après la deuxième crise pétrolière. Les restrictions de voyage à travers le monde se sont encore resserrées ces derniers jours, les Etats-Unis étendant leur interdiction de voyager à la Grande-Bretagne et à l’Irlande. Par ailleurs, l’Australie a déclaré que toute personne entrant dans le pays doit s’isoler pendant deux semaines, alors que d’autres pays touchés ont décidé de restreindre les activités commerciales, de tourisme et de loisirs.

Une situation qui aggrave la baisse des activités et des déplacements à travers le monde et enclenche une chute sans précédent de la demande sur les produits pétroliers. Par ailleurs, la production est telle, que les capacités de stocks mondiaux de pétrole sont saturées. Une réalité quasiment jamais égalée, qui risque de pousser les prix de l’or noir à des seuils catastrophiques pour les économies les plus fragiles des pays dépendant des ressources tirées des hydrocarbures, dont l’Algérie.             

 

Source article : elwatan.com

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