El Baadji est désormais Persona non gratta au FLN

Algérie – Les récentes élections législatives sont venues montrer mettre en avant la crise de confiance qui règne entre les algériens et les leaders politiques. Lassés d’une classe politique qui peine à offrir un projet de société adéquat et optimal, les algériens ont massivement boycotté la récente consultation électorale. Le parti historique du FLN, quoi qu’arriver en tête du vote a perdu la confiance de plusieurs algériens.

Le FLN fait partie du patrimoine immatériel de l’Algérie. Le Front de Libération Nationale a été au-devant dans la lutte pour l’accession à l’indépendance et des autres combats qui ont marqué l’histoire du pays. Ça, les algériens ne peuvent pas l’oublier.

Tous les gouvernements qui ont suivi la période postindépendance étaient issus du FLN. Le parti conserve une place à part dans le cœur ds algériens. Mais voilà, au fil des années, les algériens ont ressenti que les successeurs des pères fondateurs du parti commençaient à dévier du chemin.

Les valeurs prônées au sein de l’ex-parti unique étaient foulées au pied. Il y a eu l’avènement d’une classe oligarchique au sein du FLN qui souhaitait se servir du parti comme tremplin à des fins personnelles.

El Baadji dans l’oeil du cyclone des caciques du FLN 

La gabegie, le clientélisme, le népotisme, la médiocrité était un ensemble de tares qui avait pignon sur rue au sein du parti. Des querelles intestines ont éclaté toute chose qui a fragilisé la cohésion.

Les algériens en sont donc venus à vomir une grande partie des personnalités du FLN. Le parti traverse actuellement une zone de turbulence. En effet, de nombreux poids lourds de la formation politique ont formé une coalition pour réclamer la tête de l’actuel Secrétaire général, El Baadji.

Ce dernier est fortement décrié par les caciques du parti qui lui impute la gifle reçue lors des dernières législatives. En rappel le FLN a obtenu 98 sièges. Un congrès extraordinaire est demandé afin de désigner un nouveau capitaine. Les contestataires prévoient de mener des actions d’envergures si El Baadji veut faire le forcing. “Nous ne voulons pas d’un serviteur de la îssaba à la tête du FLN. Abou El Fadhl El Baadji est contesté par les militants du parti et surtout par la quasi majorité du bureau politique et du comité central. Nous exigeons son départ dans l’immédiaté” a laissé entendre des cadres du FLN.

Lire aussi :  Le Lieutenant Tarek Amirat radié des effectifs de l'armée nationale

Abonnez-vous à notre chaine youtube

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

SUR LE FIL