Election présidentielle : les nouveaux sous-entendus de Mouad Bouchareb

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Election présidentielle : les nouveaux sous-entendus de Mouad Bouchareb

Par Kamel M. – La déclaration du nouvel homme fort du FLN, ce samedi lors d’un point de presse tenu à Alger, tend à confirmer la tenue de l’élection présidentielle à la date prévue. «L’élection présidentielle est notre priorité», a affirmé le successeur de Djamel Ould-Abbès. Un changement de cap semble avoir été opéré en haut lieu après une période de flottement marquée par les annonces bruyantes du versatile Amar Ghoul.

Cependant, si Mouad Bouchareb a tenu à insister sur le fait que son parti mettait le cap sur l’échéance d’avril, cela ne dissipe les doutes qu’en partie. En effet, on passe de l’interrogation sur le maintien de la présidentielle ou la prorogation du mandat finissant de Bouteflika à celle qui concerne la décision du président de la République de rempiler ou de se retirer après vingt ans d’un règne marqué par un bilan en dents de scie. Autrement dit, on ne sait toujours pas si Bouteflika se présentera pour un cinquième mandat ou non.

Le président de TAJ, qui a occupé la scène médiatique après l’éviction de Djamel Ould-Abbès du secrétariat général du FLN, se voit ainsi signifier une fin de mission en tant que porte-voix d’une option qui semble abandonnée. L’idée d’une conférence nationale pourrait avoir été remisée au placard faute de consensus autour de son organisation. Il faut dire qu’une telle initiative avait peu de chance de réussir au vu du large fossé qui sépare les partis de l’alliance présidentielle et l’opposition. Le chef de file du MSP avait bien tenté de «vendre» cette solution de rechange, mais son échec est patent. Abderrazak Mokri n’a réussi à convaincre personne à travers ce qui semblait être une mission commandée mais qui s’est fracassée contre les intérêts par trop contradictoires des différents protagonistes.

Après la volte-face d’Amar Ghoul, la déclaration de Mouad Bouchareb vient sans doute confirmer la mise à mort d’un plan qui aurait permis au président en exercice de conduire une transition pendant une courte période, le temps de préparer le terrain à une véritable succession qui verrait une nouvelle génération de dirigeants politiques prendre les rênes du pouvoir et tourner une fois pour de bon la page de la «légitimité historique».

K. M.

Source : algeriepatriotique

algeriepatriotique

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